
Un grain de sable, ou un caillot sanguin, suffit à enrayer une machine complexe comme le cerveau. C’est l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui touche 130 000 français par an. Identifier ses signes permet de le prévenir et de réagir rapidement.
Cause majeure de l’AVC, 80 % des cas environ, l’obstruction de l’artère cérébrale par un caillot sanguin peut avoir deux origines différentes. Le plus souvent, celui-ci est formé suite à la rupture d’une plaque d’athérosclérose, sorte d’amas de lipides installé sur la paroi de l’artère. On parle alors de thrombose, soit près de la moitié des AVC. Mais le caillot peut provenir d’ailleurs, généralement du cœur ou d’une artère carotide (au niveau du cou), et être transporté par le sang jusqu’à l’artère cérébrale qu’il vient alors boucher. Mais lorsque l’AVC n’est pas due à une obstruction, il découle de la rupture de l’artère cérébrale. Ce type d’accident vasculaire cérébral résultant souvent d’une hypertension artérielle de longue date, est le plus grave, mais heureusement le plus rare. Il prive le cerveau d’oxygène, comme tout AVC, mais détruit également d’autres cellules du fait de la pression qu’elles subissent.
- Rapport La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux en France, 2009 pour le Ministère de la santé, www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/AVC_-_synthese_seule_rapport_final_-_vf.pdf
- Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm), dossier d’information
- Rapport Hôpital Bichat, 2009
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Lundi 01 juin 2009
La survenue d’un AVC doit être considérée comme une urgence vitale. C’est en effet de la troisième cause de mortalité en France. Il faut donc prévenir les urgences immédiatement, même si les symptômes ne durent que quelques minutes. Dans le cas d’un AVC ischémique, l’intervention consistera à dissoudre le caillot de sang grâce à un produit nommé activateur du plasminogène tissulaire. Un anticoagulant pourra ensuite être prescrit. Mais en cas d’hémorragie, la solution est chirurgicale puisqu’il s’agit dans un premier temps d’évacuer le sang accumulé dans le cerveau. Par la suite, on retirera la zone problématique (endartériectomie) ou on la dilatera (angioplastie) afin de limiter le risque de récidive.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 22 mars 2012
Le traitement de l’AVC, c’est aussi, ou surtout, de la rééducation car celui-ci provoque des dommages parfois irréversibles, ce qui en fait la première cause de handicap acquis de l’adulte et la deuxième cause de démence. La privation d’oxygène entraîne en effet la destruction de cellules nerveuses qui se renouvellent peu voire pas du tout. Les conséquences d’un AVC dépendent donc de la zone touchée mais également de l’étendue des dégâts, et donc de la rapidité d’intervention. Une étude réalisée en 2009 par l’hôpital Bichat révèle ainsi que 93 % des patients victimes d’un AVC sont guéris si celui-ci est traité dans les 3h30 suivant sa survenue. Les séquelles sont variables, il peut aussi bien s’agir de difficultés à parler ou à écrire, que de problèmes de mémoire ou d’une paralysie partielle. Mais les cellules nerveuses ont des capacités surprenantes, si bien qu’elles peuvent prendre la relève des cellules mortes à condition d’être stimulées.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 22 mars 2012
Le premier facteur de risque de l’AVC est inévitable puisqu’il s’agit de l’âge. Ainsi, seuls 25 % des AVC concernent les moins de 65 ans, tandis que 50 % d’entre eux touchent les plus de 75 ans. À partir de 55 ans, le risque d’AVC double tous les 10 ans. Plusieurs maladies ou problèmes de santé, parfois liés à l’âge, augmentent par ailleurs le risque d’AVC : troubles cardiaques (anomalie de la valve cardiaque, insuffisance, arythmie), antécédent d’AVC ou d’AIT , migraines, troubles de la circulation sanguine, polyglobulie (nombre élevé de globules rouges dans le sang), diabète, hypertension artérielle. À ces facteurs de risque s’ajoutent d’autres, plus maîtrisables, comme l’hypercholestérolémie (trop de cholestérol), le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, le manque d’activité physique, une mauvaise alimentation. Contrôlables ou non, ces facteurs sont généralement liés entre eux. Ainsi, l’hypertension artérielle est en théorie plus à risque que le tabac mais celui-ci favorise l’hypertension artérielle, il est donc impliqué en tant que tel mais également indirectement, à travers certains troubles ou certaines maladies. C’est pourquoi les facteurs de risque évitables de l’AVC sont communs à ceux de nombreuses autres maladies. D’où les campagnes de santé publique sur la nécessité de bien manger, de bouger, d’éviter les excès d’alcool et le tabac...
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 22 mars 2012
S’il est bien évident que nous ne sommes pas tous égaux face à l’AVC , il est néanmoins possible d’agir sur certains facteurs et de réduire ainsi, parfois de manière considérable, le risque d’en être victime. La prévention de l’AVC passe tout d’abord par la maîtrise des problèmes de santé. En effet, plusieurs études ont démontré qu’un contrôle strict de l’hypertension artérielle et du diabète de type 2 pouvait réduire de 40 % le risque d’AVC. Par ailleurs, des mesures quotidiennes contribuent également de manière importante à prévenir l’AVC :
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 22 mars 2012
Une victime d’AVC se trouve confrontée à un facteur de risque supplémentaire, à savoir la récidive. On estime en effet que la probabilité d’avoir une autre attaque dans les 5 ans à venir est de 30 à 43 %. Le médecin peut alors mettre en œuvre plusieurs traitements destinés à faire baisser la tension artérielle, à diminuer le taux de cholestérol à l’aide d’une statine, à supprimer la consommation de tabac, à réguler le diabète, à traiter l’arythmie... Mais en matière de prévention de la récidive, la solution la plus courante est le traitement anticoagulant, destiné à éviter la formation de caillots sanguins, qui s’avère généralement très efficace mais nécessite une surveillance médicale très stricte.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 22 mars 2012
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