
Les plus de 60 ans représentent 23 % de la population française. La durée de vie s’allonge et on parle de plus en plus de « vieillissement réussi ». Son principe : conserver le plus longtemps possible son autonomie ainsi qu’une qualité de vie satisfaisante.
Le vieillissement est un ensemble de processus naturels, physiologiques et psychologiques, qui modifient la structure de l’organisme et s’accompagnent d’une diminution de ses capacités fonctionnelles. Il résulte de facteurs génétiques et environnementaux qui agissent tout au long de notre vie. Autrement dit, il est inéluctable, de même que l’altération de certaines fonctions. Ainsi, considérer le vieillissement réussi comme l’absence de ces signes s’apparenterait au déterminisme. En effet, peu d’entre nous échappent longtemps aux effets du vieillissement, même minimes, pour des raisons génétiques ou environnementales. Or chacun peut aspirer au « bien vieillir », notamment grâce à deux mots clés, adaptation et prévention.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Lundi 19 mars 2012
En matière de prévention, on distingue plusieurs niveaux. La prévention primaire vise à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population, donc à réduire le risque d’apparition de cas nouveaux. Le vieillissement étant inéluctable, de même que le déclin de certaines fonctions, le « bien vieillir » repose plutôt sur la prévention secondaire qui cherche à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population, donc à réduire la durée d’évolution d’une maladie. Pour les personnes âgées, on privilégie certains dépistages et vaccinations, des interventions spécifiques liées à des maladies chroniques et enfin le « counselling ». Ce terme qui n’a pas de traduction satisfaisante en français désigne une relation entre patient et soignant qui comporte du soutien, une évaluation personnelle des risques de maladies ou d’autres problèmes et une facilitation des comportements de prévention. Enfin un suivi médical régulier est de mise, afin de contrôler la tension, le taux de cholestérol, le diabète…
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Lundi 19 mars 2012
La vieillesse est généralement une période où les mouvements se font plus lents, l’ouïe plus faible, la vue moins perçante et les réflexes moins vifs. Ces affaiblissements successifs sont souvent mal vécus. Les exercices physiques et psychiques apparaissent alors comme une véritable fontaine de jouvence.
Le physique et la psychologie sont indissociables. Il est possible de prévenir la plupart des changements physiques liés au vieillissement comme l’augmentation ou la perte de poids, l’affaiblissement musculaire ou encore la raideur par un exercice physique régulier. Ce dernier réduit les risques associés au vieillissement : maladies du cœur, accidents vasculaires cérébraux, diabète et ostéoporose (l’activité physique prévient la décalcification osseuse).
C’est une évidence, notre cerveau se révèle bien moins performant avec l’avancée en âge. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, il se révèle capable de s’adapter, de fonctionner de manière différente pour maintenir au mieux nos capacités. Ainsi, lorsqu’un jeune effectue une tâche, il ne mobilise qu’un seul hémisphère alors que pour une personne âgée, les deux hémisphères seront sollicités. Notre cerveau compense donc la baisse de ces facultés en exploitant des ressources habituellement inutilisées. Mais toutes les personnes âgées n’utilisent pas leurs deux hémisphères, celles qui ont de moins bonnes performances justement. Bien entendu, certaines capacités intellectuelles diminuent malgré tout, comme la mémoire immédiate, la sélection des informations pertinentes, la capacité à faire deux choses en même temps… Il faut donc continuer à entretenir son cerveau. Cela passe par la stimulation intellectuelle via des conversations, des jeux ou de nouveaux apprentissages par exemple. L’activité physique permet également d’améliorer certaines capacités cognitives. L’alimentation est aussi essentielle car notre cerveau a besoin de carburant pour fonctionner. Stimuler son cerveau, c’est également prévenir certaines maladies liées à l’âge, comme Alzheimer. On ne peut éviter ce genre de pathologie mais on peut en diminuer les effets.
L’activité psychique (mentale) est aussi un excellent outil pour combattre l’anxiété et la dépression. Les problèmes de perte de mémoire ou de difficultés de lecture ne doivent pas cantonner la personne âgée dans un mutisme et un cloisonnement. Le temps libre peut être mis à profit pour lire ou écrire. Prendre le temps pour nouer ou renouer des relations, sortir au théâtre, au cinéma… autant d’activités qui stimuleront la curiosité et qui entretiendront la bonne santé et par là même le moral.
Il est recommandé à ceux qui veulent suivre un programme d’activités physiques de consulter leur médecin pour passer un examen médical préalable.
La pratique d’un sport implique de respecter deux règles d’or : la modération et la progressivité. La marche et la natation sont les activités reines de la personne âgée. Pour la personne âgée, la marche est l’activité santé par excellence, une véritable source de bien-être physique et psychique. Elle contribue à augmenter l’apport d’oxygène dans l’organisme en stimulant la circulation sanguine. Elle favorise la digestion, le sommeil, entretient la musculature. Pour qu’elle soit bénéfique, il faut la pratiquer régulièrement, si possible quotidiennement, sur une distance suffisante (1,5 km).
La natation permet une mobilité accrue des articulations. Les mouvements sont plus faciles, les articulations se délient, les muscles se dénouent et le corps s’étire.
D’autres disciplines sont également conseillées. Le vélo permet d’améliorer ses capacités cardiaques et respiratoires, et de normaliser la tension artérielle. Le tennis de table favorise les réflexes, le ski de fond stimule les facultés d’adaptation de l’organisme et la pétanque améliore la coordination des mouvements et des gestes.
45 minutes de jardinage, de bricolage, de pétanque, de repassage ou d’entretien mécanique seront également bénéfiques. De même que 30minutes de yoga, d’aquagym, d’aspirateur, de marche nordique, de jogging, de gymnastique, de tennis ou de badminton. Cette activité physique protège de nombreuses maladies (hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, ostéoporose…). Elle a également un effet positif sur le bien-être, l’estime de soi, la sensation d’être en bonne santé. Et c’est encore mieux en extérieur puisque l’exposition au soleil, même s’il est caché, permet au corps de synthétiser la vitamine D, une substance qui aide le calcium à se fixer sur les os et qui est donc essentielle pour prévenir l’ostéoporose. Certaines activités restent accessibles même à un âge avancé, 75 ans et plus, à l’image de la gymnastique douce.
- Panorama du Médecin, n° 4675 numéro spécial seniors, 28 octobre 1999
Auteur(s) : Etienne HANRYON, Frédéric LECOMPTE et Clément GILBERT, journalistes
Dernière modification : Jeudi 14 juin 2012
Ce cocon qu’est le domicile est responsable à lui seul de 61 % des accidents de la vie courante. Chez nos aînés, la chute est la première cause d’accidents domestiques. Tous les ans, plus de deux millions de personnes de plus de 65 ans tombent et 10 000 décèdent ! Un drame pourtant évitable !
Loin d’être le havre de paix et de sécurité que l’on imagine, la maison est le lieu le plus dangereux aux âges extrêmes de la vie : enfants de moins de 1 an et personnes de plus de 65 ans. Pour nos aînés, la chute est l’accident domestique le plus fréquent. C’est aussi celui dont les conséquences sont les plus graves. Viennent, loin derrière, les intoxications (alimentaires, médicamenteuses, produits ménagers et d’entretien…) puis les brûlures. Dix pour cent des chutes de la personne âgée entraînent une lésion traumatique (traumatisme crânien, entorse…) et 5 % une fracture osseuse (col du fémur, poignet…). Chaque année, 40 000 personnes de plus de 65 ans souffrent d’une fracture du col du fémur consécutive à une chute. La perte d’autonomie qui en résulte signe souvent l’entrée dans la dépendance voire le décès dans l’année qui suit ! Les chutes chez la personne âgée ne sont pourtant pas une fatalité. Un suivi médical régulier et l’aménagement approprié de l’habitat de nos aînés permettent bien souvent de les prévenir.
Baisses de la vue et de l’audition, perte de l’équilibre, vertiges, problèmes cardiaques, prise de médicaments, troubles de la vigilance, ostéoporose… de nombreux problèmes de santé peuvent être à l’origine de chutes invalidantes chez les seniors. Dès 65 ans, il est indispensable de consulter régulièrement son médecin traitant. Ses prescriptions doivent être suivies à la lettre : pas question d’augmenter ou de diminuer le nombre de médicaments prescrits sans avis médical, même si les symptômes disparaissent ou s’aggravent ! Gare aussi aux dangers de l’automédication : certains médicaments inappropriés peuvent être à l’origine de troubles de l’équilibre et de la vigilance aux conséquences dramatiques.
Avec l’âge, la vue et l’ouïe baissent et les pieds se déforment. Les personnes âgées doivent porter des verres correcteurs et, si besoin, des prothèses auditives appropriées ainsi que des chaussures qui tiennent bien aux pieds. Elles doivent donc consulter régulièrement des spécialistes de la vue (ophtalmologiste) et de l’ouïe (ORL). Outre les soins de pieds particulièrement nécessaires à cet âge de la vie, le pédicure-podologue peut dispenser des conseils fort utiles pour bien se chausser. En cas de troubles de la marche et de l’équilibre, des soins de rééducation (kinésithérapie, psychomotricité…) peuvent également être nécessaires. Au total, grâce à leurs soins avisés, de nombreux professionnels de santé contribuent au maintien de l’autonomie de nos aînés.
Pour éviter de tomber, mieux vaut savoir où l’on met les pieds ! Un bon éclairage aide à reconnaître les endroits où l’on risque de trébucher. Pour avoir un logement bien éclairé, il faut multiplier les éclairages indirects. Des petites lampes judicieusement disposées dans les pièces sont plus efficaces qu’une source d’éclairage unique telle que le plafonnier. Il faut aussi penser à disposer de lampes près de chaque porte, en veillant à ce que l’interrupteur soit à portée de main. A priori économiques, les ampoules à basse tension, très en vogues actuellement, doivent être définitivement bannies des passages (couloirs, cages d’escalier) en raison de leur lenteur à éclairer à pleine puissance. Elles peuvent éventuellement être réservées aux pièces où l’on séjourne : salon, salle à manger… Contrairement aux idées reçues, la puissance des ampoules électriques n’influe pas beaucoup sur la facture d’électricité. Un message utile à faire passer aux seniors toujours prompts à faire des économies !
Plantes vertes, petits meubles, jouets pour animaux domestiques ou pour les petits-enfants… autant d’obstacles susceptibles de faire tomber ! Et pour éviter de se prendre les pieds dans les fils électriques du téléviseur, des lampadaires et du téléphone, il existe aujourd’hui des range-fils très utiles. À défaut, on peut les fixer au mur. Il faut aussi veiller aux revêtements de sol : la moquette, peu glissante et qui amortit les chocs en cas de chute, représente moins de risques que les carrelages, parquets et autres linos qui peuvent se transformer en véritables patinoires. Les sols glissants (cuisine, salle de bains…) doivent être recouverts de tapis antidérapants et, comme les autres tapis du domicile, doivent être fixés au sol par de l’adhésif double-face spécial tapis. En aucun cas, ils ne doivent faire de vagues et avoir les coins relevés ! À chaque lavage du tapis, il faut mettre un adhésif neuf.
- Jean-Paul Lechien, président de l’Institut de prévention des accidents domestiques (Ipad)
- Aménagez votre maison pour éviter les chutes ,guide de l’Inpes
- Revue Soins gérontologie, n° 31, 2001
Auteur(s) : Ghislaine TRABACCHI, journaliste
Dernière modification : Mercredi 13 juin 2012
Le vieillissement réussi comporte aussi un volet financier. Les aménagements du logement, les dépenses de santé et le maintien d’une bonne nutrition nécessitent en effet de l’argent et parfois des aides. Tout commence avant la retraite par un bilan avec tous vos partenaires financiers : votre banque, votre assurance, votre complémentaire santé, votre caisse d’Assurance maladie, votre notaire… Cela vous permettra de savoir exactement quel est votre patrimoine, votre épargne, vos possibilités d’investissement ou de placement, vos coûts…Au cours de ce bilan, vous pourrez recevoir des informations sur les différentes aides auxquelles vous avez droit, notamment :
Pour en savoir plus sur les aides proposées par votre caisse d’assurance vieillesse, vous pouvez vous renseigner auprès d’un conseiller ou téléphoner au 39 60 depuis un poste fixe ou au 09 7110 39 60 depuis une « box » ou un mobile (prix d’un appel local, du lundi au vendredi de 8 h à 17 h). D’autres aides existent, alors n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre caisse d’assurance vieillesse, de votre Conseil général, du Centre local d’information et de coordination gérontologique (CLIC) le plus proche de chez vous et de votre Centre communal d’action sociale (CCAS).
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 20 mars 2012
Près de la moitié des plus de 60 ans ont des rapports sexuels et un sur cinq fait l’amour au moins une fois par semaine. Mais fidélité, amour, générosité, tendresse… sont des valeurs qui comptent autant que le passage à l’acte pour les seniors.
Comparée aux années 60 où l’on pensait communément que seuls les pervers faisaient l’amour après la soixantaine, la sexualité des seniors connaît aujourd’hui une véritable révolution des mentalités. Un changement permis également par les progrès médicaux dans le traitement des troubles de la sexualité liés au vieillissement. Soixante ans, c’est pour de nombreux couples le moment idéal de vivre pleinement leur sexualité : plus d’enfants à charge, plus de contraintes professionnelles, plus de soucis… mais à l’inverse beaucoup de temps libre, de dynamisme et des conditions de santé bien meilleures qu’auparavant sont autant de conditions favorables à son épanouissement.
Chez la femme, la chute hormonale liée à la ménopause peut influer sur la qualité de sa sexualité. S’il n’est pas contre-indiqué, par un cancer du sein notamment, le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) permet la plupart du temps de venir à bout des bouffées de chaleur, des troubles de l’humeur, de la sécheresse vaginale et cutanée. Et, en cas de contre-indication au THS, des alternatives existent : les médecins peuvent prescrire des traitements oestrogéniques locaux (ovules, crèmes…) pour lutter efficacement contre la sécheresse vaginale. Sans oublier les gels lubrifiants qui permettent de préserver une bonne qualité à la relation sexuelle.
À cet âge, chez l’homme, ce sont les troubles de l’érection qui prédominent. Insuffisance hormonale ou andropause, problèmes cardio-vasculaires, vieillissement des corps caverneux qui permettent au pénis de se gonfler lors de l’érection, interventions pour cancer de la prostate, de la vessie ou de rectum, maladies neurodégénératives comme le diabète… autant d’origines multiples aux troubles de l’érection. Idem pour l’excès de cholestérol, des triglycérides et de la tension artérielle, la consommation excessive d’alcool et de tabac ou la prise de certains médicaments comme les psychotropes. Aujourd’hui, les médecins disposent de médicaments qui amplifient l’érection, efficaces quand il y a désir et excitation. N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant.
Lorsqu’on parle de vieillissement réussi, on met volontiers l’accent sur l’absence de pathologie et la santé mais on oublie souvent le bien-être. Ce terme englobe de nombreux aspects comme l’estime de soi, le sentiment d’avoir sa place dans la société, les relations interpersonnelles. Il est en effet essentiel pour une personne âgée de maintenir une vie sociale et affective stimulante, c’est l’un des secrets du vieillissement réussi.
Au-delà de la sexualité, la personne âgée doit aussi essayer de maintenir tous les autres liens. Avec la famille par exemple mais également avec les amis. Car il n’y a pas d’âge pour nouer des amitiés, au contraire, on bénéficie de plus de temps libre pour les cultiver. Par ailleurs, la personne âgée pourra s’investir dans une association, faire de l’aide aux devoirs… Ce maintien d’une activité sociale est un facteur de vieillissement réussi car il permet non seulement à la personne âgée d’être bien dans sa tête, d’avoir des projets, d’être actif mais également de conserver une activité physique, ne serait-ce que pour se rendre sur les lieux de l’association ou chez un ami. Enfin, toute cette activité permet de stimuler intellectuellement car vieillesse rime aussi avec mémoire affaiblie et maladies type Alzheimer.
Auteur(s) : Ghislaine TRABACCHI et Clément GILBERT, journalistes
Dernière modification : Jeudi 14 juin 2012
Une offre complète de garanties, de services et de soins : c’est...
Un site pour accompagner les parents et aider les enfants à bien grandir...
Un programme au service de votre entreprise et de vos salariés...