
Une hépatite est une inflammation du foie, comme l’atteste l’étymologie grecque, « hepar » signifiant « qui est en rapport avec le foie » et « tis », « inflammation ». Il existe plusieurs hépatites différentes, selon leur origine.
À eux seuls, les virus des hépatites A, B et C sont responsables d’environ 90 % des hépatites aiguës. Parmi les 10 % restants, on distingue d’autres virus, ceux des hépatites D et E et surtout les substances toxiques comme l’alcool, les médicaments, certains produits naturels toxiques pour le foie (champignons non comestibles, plantes) et les produits chimiques, en milieu professionnel notamment. On trouve parfois à l’origine une maladie du foie, à l’image de l’hépatite auto-immune dans laquelle le foie produit des anticorps contre lui-même. Un virus ou une substance toxique pénètre donc dans l’organisme et attaque le foie, ce qui déclenche l’intervention des globules blancs, nos défenseurs. C’est cette réponse à l’agression qui déclenche l’inflammation. D’une manière générale, elle s’amenuise au fur et à mesure de l’élimination de l’agresseur et du remplacement des cellules abîmées. Une hépatite se guérit donc spontanément dans la majorité des cas mais elle peut parfois entraîner des complications ou devenir chronique.
- Agence de la Santé publique du Canada, www.hc-sc.gc.ca
- Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé (INPES), www.hepatites-info-service.org
- Fédération SOS hépatites, www.soshepatites.org
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 18 janvier 2012
Une hépatite devient chronique lorsque les globules blancs ne parviennent pas à chasser l’intrus. L’inflammation perdure, les cellules ne sont pas renouvelées mais simplement « pansées », le foie s’abîme alors de plus en plus et ne parvient plus à remplir toutes ses fonctions. Chronique ou aiguë, l’hépatite peut entraîner des complications, comme une jaunisse, une cirrhose, une détérioration de la coagulation sanguine, un épanchement abdominal, une altération des fonctions cérébrales (baisse de concentration, désorientation, somnolence), des varices susceptibles d’entraîner une hémorragie mortelle en éclatant, voire un cancer du foie.
Heureusement, la majorité des hépatites se soignent très bien mais la principale difficulté réside dans le diagnostic, une hépatite pouvant en effet passer inaperçue pendant des années et n’être diagnostiquée qu’après avoir fait de nombreux dégâts. Lorsqu’elle se manifeste, cela peut être par un état grippal (fièvre, douleurs musculaires, fatigue, maux de tête) ou par des signes plus spécifiques comme une fièvre ou des sueurs en fin de journée, une perte d’appétit et un amaigrissement, des nausées, des malaises abdominaux surtout localisés du côté droit, une jaunisse, une urine foncée.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 18 janvier 2012
Cette hépatite virale, la plus répandue au niveau mondial, apparaît généralement chez l’enfant ou le jeune adulte (50 % des cas surviennent ainsi avant l’âge de 30 ans) à l’issue d’une période d’incubation relativement courte, de 2 à 4 semaines. Elle se transmet par voie entérale (par le tube digestif), c’est-à-dire par les eaux ou les aliments contaminés par des matières fécales et par les aliments crus ou pas assez cuits (coquillages, crustacés). Elle est donc très fréquente là où les conditions d’hygiène ne sont pas satisfaisantes. Heureusement, l’hépatite A est bénigne dans près de 99 % des cas. Le corps la terrasse en général en 4 à 6 semaines et reste ensuite immunisé à vie. La prévention de l’hépatite A repose en grande partie sur le respect des règles d’hygiène, comme le nettoyage des mains, et sur une vigilance accrue envers les aliments et les boissons dans les zones où la maladie est répandue. C’est pourquoi on conseille aux voyageurs d’éviter de boire l’eau du robinet ou de manger cru, de consulter un médecin avant son départ et s’informer des mesures préventives en vigueur dans le pays visité.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 30 mars 2012
Si l’hépatite A reste bien souvent bénigne, il n’en va pas de même pour l’hépatite B, inscrite par l’organisation mondiale de la santé (OMS ) dans la liste des 10 principaux « tueurs » par maladie infectieuse. Le virus de l’hépatite B (VHB) toucherait ainsi 2 milliards de personnes et tuerait 600 000 personnes chaque année dans le monde.
Le VHB, bien plus infectieux que le virus du sida, se transmet principalement par le sang et les sécrétions sexuelles (sperme, sécrétions vaginales). Il entre donc dans l’organisme de multiples façons : par une lésion cutanée, une seringue contaminée, un tatouage ou un piercing, un acte médical (prélèvements, soins dentaires...) pratiqué dans des conditions d’hygiène non satisfaisantes, des relations sexuelles non protégées ou encore par transmission de la mère à l’enfant (souvent lors de l’accouchement, parfois dans l’utérus).
Comme beaucoup d’hépatites, l’hépatite B ne présente pas de symptômes spécifiques visibles, c’est pourquoi 90 % des personnes contaminées la découvrent de manière fortuite suite à une prise de sang, un dépistage ou un don du sang par exemple. Dans la plupart des cas, la guérison se fait naturellement mais lorsque l’infection dure plus de 6 mois, des médicaments comme les interférons et les antiviraux peuvent être prescrits. Dans moins de 10 % des cas, l’hépatite B devient chronique et peut alors affecter la personne plus ou moins gravement ou rester inoffensive pour le porteur tout en étant transmissible à d’autres personnes. D’où la nécessité de respecter les mesures de prévention, identiques à celles de l’hépatite C, comme se protéger lors de rapports sexuels, éviter les échanges de seringues, vérifier que le matériel est stérilisé ou jetable lors d’un tatouage, d’un piercing ou d’une séance d’acupuncture. Enfin, mieux vaut mettre des gants lorsqu’on touche le sang d’une autre personne.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 18 janvier 2012
Elle se transmet surtout par contact direct avec du sang infecté (échange de seringues, transfusion de sang non soumise au dépistage). Contrairement aux autres hépatites, elle guérit rarement spontanément et devient souvent chronique. L’hépatite C est souvent qualifiée de silencieuse, car les symptômes restent cachés de longues années dans 90 % des cas, et s’avère très difficile à guérir, le virus étant très résistant. Cependant, les interférons associés à la ribavirine en viennent à bout dans 30 à 50 % des cas selon l’OMS.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 18 janvier 2012
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