
Le « Bio » s’invite aujourd’hui dans de nombreux domaines mais il désigne surtout, à l’origine, « les produits issus de l’agriculture biologique ».
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 12 octobre 2011
L’agriculture biologique se définit principalement par la non utilisation de produits chimiques de synthèse, comme les pesticides et les fertilisants, et de semences issues d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle se caractérise également par un respect des cycles naturels, des ecosystèmes et de l’environnement. En matière d’élevage, l’alimentation des animaux doit être à 90 % d’origine biologique, le bien-être prime (élevage en plein air, espace pour se mouvoir...), les traitements antibiotiques sont limités à deux par an et le temps de croissance est plus long. Enfin, pour ce qui concerne les produits préparés, les additifs alimentaires, les antioxydants, les stabilisants et les arômes artificiels sont proscrits. Certaines de ces pratiques peuvent aussi avoir cours dans l’agriculture dite « conventionnelle ». Celle-ci doit également répondre à certaines règlementations (la limitation de la teneur en pesticides en est une), qui peuvent être assez stricte dans le cadre d’une labellisation, d’une certification conformité produit (CCP) ou d’une appellation d’origine contrôlée.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 11 octobre 2011
Lorsqu’on parle de produits bio, on évoque parfois leurs qualités nutritives et gustatives. En réalité, les études de référence sur ce sujet sont rares et rien ne permet d’affirmer, à l’heure actuelle, que les produits bio ont un meilleur goût ou une plus grande valeur nutritionnelle que les autres produits. Certaines études décèlent cependant une présence un peu plus forte d’antioxydants (Vitamine C) et de polyphénols dans les aliments bio. Consommer bio correspond plutôt au choix d’un style de vie plus sain, pour la terre et pour le corps. Il s’agit avant tout de préserver l’environnement, la nature et notre organisme de tous les produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle. Côté santé, on limite ainsi les conséquences de l’ingestion de pesticides ou de nitrates par exemple. En revanche, l’agriculture biologique est automatiquement plus exposée aux nuisances naturelles, surtout en matière d’élevage. Le fait que les animaux vivent en plein air les expose plus aux parasites. Et la restriction en matière de traitement thérapeutique, notamment au niveau des antibiotiques, limite la possibilité d’agir sur ces parasites.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 12 octobre 2011
Les produits Bio présentent donc de nombreux bienfaits mais aussi un gros désavantage, rédhibitoire pour beaucoup, son prix. Car le Bio coûte cher. De moins en moins, il est vrai, mais ces produits restent malgré tout 30 à 50 % plus chers que les produits conventionnels. L’organisme de défense des consommateurs UFC Que choisir a d’ailleurs réalisé une enquête sur ce problème en 2010. Il en ressort que si ce coût s’explique en partie par un rendement agricole plus faible contraignant les producteurs à augmenter leur prix, il résulte aussi des critères de la politique agricole commune, qui privilégient le rendement, et de la marge excessive que s’octroient les distributeurs (elle est parfois doublée par rapport aux autres produits). Le plan gouvernemental « Agriculture biologique : horizon 2012 », qui prévoit notamment le triplement des surfaces dévolues à l’agriculture biologique, permettra peut-être de dégager une solution à ce problème.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 11 octobre 2011