La greffe d’organes est une opération du dernier recours qui s’envisage lorsque l’état d’un malade se détériore du fait d’une défaillance sévère et irréductible d’un ou plusieurs organes. Cette dégradation peut avoir de nombreuses causes comme une maladie du foie, certains cancers, la mucoviscidose, une malformation cardiaque... Ainsi, la longue liste des personnes en attente de greffe comprend aussi bien des nourrissons que des personnes âgées.
Le don d’organes peut sauver une ou plusieurs vies mais il implique malheureusement un décès dans plus de 90 % des cas. Si le don du vivant reste bien sûr possible (6,4 %)*, il est peu courant et dépend de l’organe concerné, de l’état de santé du donneur, de son lien de parenté avec le receveur et de nombreuses autres conditions. Dans la majorité des cas, c’est donc un diagnostic de mort encéphalique qui enclenche la procédure. Par ce terme de « mort encéphalique », on désigne l’arrêt irréversible de toute activité cérébrale, généralement suite à un traumatisme cranien, un accident vasculaire cérébral ou un arrêt cardiaque.
* Agence de biomédecine
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 29 février 2012