Avertir ses proches

Avez-vous déjà parlé à vos parents, à vos enfants ou à vos petits-enfants de votre position quant au don d’organe ? Comme beaucoup de Français, vous répondrez peut-être non. En effet, la question reste délicate à aborder, notamment parce qu’elle touche à des domaines tabous tels que la mort et le corps humain. Pourtant, la carte de donneur n’empêche pas la famille d’un défunt d’être consultée par un médecin, lorsque le don d’organes est possible. Si délicate que soit la question, il est donc nécessaire d’établir un dialogue autour de cette question afin que chacun puisse, en cas de malheur, connaître et exprimer la volonté du défunt.

Certaines occasions sont propices à l’ouverture du dialogue : l’existence d’une personne malade dans nos connaissances, une émission de télévision ou un article sur le thème…Les questions graves sont rarement évoquées en famille, mais plus simplement au cours d’une conversation avec un parent, un copain, un frère ou une sœur.

Lorsque ce dialogue naît, rien ne sert de philosopher au risque de rendre abstrait le don d’organes, mieux vaut évoquer cette vie que l’on transmet à quelqu’un d’autre. Tout simplement…

Lorsqu’une personne décède, c’est la famille qui est consultée en priorité. Or il n’est malheureusement pas rare que ses membres ignorent tout des souhaits de leur proche en matière de don d’organes. Il leur faut donc se prononcer pour lui et ce dans un moment très douloureux, puisque les organes ne peuvent être prélevés et transplantés que dans les quelques heures suivant le décès. Avec de plus, un risque de faire un choix contraire à ce qu’aurait souhaité le défunt. D’où la nécessité d’évoquer le sujet avec des mots simples, en profitant par exemple d’un article ou d’un reportage sur ce thème.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Vendredi 07 octobre 2011