Le don et la foi

La religion peut parfois constituer un obstacle au prélèvement pour les donneurs potentiels, du fait de certains interdits relatifs au corps ou à la mort. Mais pour les principales religions de France, le don d’organes est considéré comme un geste noble et donc autorisé, voire encouragé dans certains cas :

  • Catholicisme : encourage le don comme un acte de charité (un geste noble, « un acte d’amour » selon Jean-Paul II, dans le discours effectué lors du 18e Congrès international sur la transplantation d’organe). Mais cela reste une décision personnelle.

  • Islam : considère la vie humaine comme une priorité et permet à ce titre, la transplantation d’organes sans conditions particulières, si ce n’est celles déjà contenues dans la loi bioéthique (consentement libre du donneur et respect envers le corps humain).
  • Protestantisme : encourage le don d’organes en tant que choix personnel.
  • Judaïsme : les 4 branches du judaïsme appuient et encouragent le don d’organes et de tissus. La définition judaïque de la mort a d’ailleurs été modifiée pour le permettre. Le principe général de sauver une vie humaine l’emporte sur les autres lois.
  • Bouddhisme : aucune position officielle mais plutôt en faveur. Respecte le choix personnel.
  • Église orthodoxe : l’église orthodoxe n’a pas d’autorité « universelle » et « officielle », mais certaines personnalités religieuses, comme le patriarche de l’église orthodoxe serbe, Irénée, se sont exprimées en faveur du don.

 

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Vendredi 07 octobre 2011