Que ce soit dans le cadre professionnel ou privé, Internet est devenu un outil quotidien pour grand nombre de personnes qui l’utilise pour s’informer, communiquer, se distraire... Mais son accès immédiat et illimité, l’anonymat d’utilisation et toutes les possibilités offertes par cet outil peuvent dans certains cas induire une dépendance. Internet est ainsi le support privilégié de plusieurs formes d’addictions comportementales surtout dans trois domaines :
La cyberdépendance s’installe dès que l’individu veut mais ne peut pas diminuer sa pratique. Cela se manifeste par une perte de contrôle, avec des répercussions négatives sur les relations sociales, les loisirs et les performances scolaires et professionnelles. La santé physique peut aussi être touchée avec des défauts de posture, une alimentation destructurée, des maux de tête, des problèmes de vue.
La dépendance à Internet peut faciliter et entretenir d’autres conduites addictives :
Quatre types de joueurs peuvent être définis :
Le joueur occasionnel : joue pour son agrément et peut sortir du jeu à tout moment. Ce joueur ne ressent pas le besoin de jouer et se fixe souvent un montant pour ses mises. Le jeu n’est pas l’unique centre d’intérêt, et n’entrave pas les tâches de la vie courante.
Le joueur professionnel : tire ses revenus de cette activité. L’approche du jeu est logique et calculée, avec une estimation du gain et de la perte. Ces joueurs savent s’arrêter pour éviter les pertes excessives.
Le joueur « compulsif » : joue sans « contrôle » et n’arrête le jeu que lorsque tout l’argent disponible est dépensé.
Le joueur pathologique : comme le joueur compulsif, il a de grandes difficultés à arrêter une séquence de jeu. Cependant ce joueur recommencera toujours à jouer, sans tenir compte des réalités financières et sociales.
On estime que 600 000 à 1 800 000* Français seraient dans la situation de jeu problématique, voire pathologique. Les répercussions psychosociales peuvent être importantes pour le joueur dépendant : endettement, désinsertion, dépression, difficultés relationnelles…
Les pratiques à risque des jeux vidéo
Avec l’évolution de l’offre de jeux vidéo qui se veut plus créative, conviviale et interactive, qu’ils soient sur console, ordinateur, en réseau sur Internet ou sur téléphone portable, leur pratique s’élargit à un public plus âgé et qui se féminise. Les joueurs y trouvent non seulement une source de divertissement, mais aussi de plus en plus de possibilités d’échanges et de socialisation. Ces pratiques peuvent cependant devenir problématiques lorsqu’elles deviennent de plus en plus envahissantes. Elles peuvent affecter le sommeil et les rythmes alimentaires et peuvent aller jusqu’à rompre les liens sociaux du joueur avec son environnement scolaire, familial, professionnel.
Les pratiques sportives à risque
Les comportements excessifs dans la pratique sportive sont souvent considérés positivement, comme preuve de courage, de motivation, facteur de protection de la santé physique et psychologique… Cependant lorsque l’activité physique passe avant les considérations de la vie de tous les jours cela peut entraîner une dépendance. L’addiction au sport s’installe progressivement lorsque l’individu n’est plus dans l’envie, mais lorsqu’il ressent un besoin compulsif irrépressible de pratiquer son sport, malgré les blessures et les souffrances du corps et les avertissements des médecins. L’addiction à l’exercice physique peut concerner l’ensemble de la population pratiquant une activité physique, quel que soit le niveau.
* Source : Centre de Référence sur le Jeu Excessif
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 16 novembre 2011