Les informations essentielles sur un médicament sont généralement contenues dans la notice qui lui est jointe.
Cette information est importante, notamment dans le cadre de l’automédication, car elle permet d’utiliser le médicament à bon escient. Un exemple bien connu : la prise d’antibiotiques (conservés suite à une prescription antérieure) en cas de grippe. En effet, les antibiotiques combattent les bactéries, ils sont donc inutiles sur la grippe, qui est un virus. Ce mésusage risque en plus d’augmenter votre résistance aux antibiotiques, et donc de rendre plus difficile la guérison lors d’une infection bactérienne.
Chaque médicament est efficace pour une certaine dose, et potentiellement néfaste lorsque celle-ci est dépassée. Certains sont à prendre au cours d’un repas, pour faciliter leur diffusion ou limiter les effets secondaires comme le mal de ventre. Toutes ces indications sont à prendre en compte pour une efficacité optimale du remède.
Les caractéristiques d’un médicament peuvent conduire à le déconseiller à certaines personnes. Le paracétamol est par exemple contre-indiqué aux patients souffrant d’une maladie grave du foie, l’aspirine déconseillée aux femmes enceintes…
C’est un effet secondaire néfaste et non souhaité provoqué par l’administration d’un traitement. Un médicament sans effets indésirables, ça n’existe pas mais ceux-ci peuvent être plus ou moins forts et graves, d’où l’utilité de la balance bénéfice/risque. Ils sont toujours mentionnés dans une notice, cela peut notamment vous permettre de repérer leur apparition et donc de réagir au plus tôt.
On emploie ce terme lorsque la prise de plusieurs médicaments, en même temps ou à la suite, peut modifier l’action des principes actifs qu’ils contiennent, ce qui peut avoir de graves conséquences. Exemple : l’association d’un antiinflammatoire non stéroïdien (aspirine, ibuprofène…) et d’un anticoagulant oral peut augmenter le risque hémorragique de l’anticoagulant. La prise en compte des interactions médicamenteuses est donc primordiale, c’est pourquoi vous devez toujours signaler à votre médecin les médicaments que vous prenez déjà. De même, si vous pratiquez l’automédication, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien à ce sujet. Tout professionnel de santé a accès à un guide des interactions médicamenteuses éditée par l’AFSSAPS, le Thésaurus (www.afssaps.fr/Dossiers-thematiques/Interactions-medicamenteuses).
La notice vous apprend également comment conserver votre médicament. Elle indique également son principe actif et ses excipients, ce qui peut avoir son importance lorsqu’on est allergique à l’un de ces composants.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Lundi 20 février 2012