L'automédication


L’automédication a été définie par l’ordre des médecins comme « l’utilisation, hors prescription médicale, par des personnes pour elles-mêmes ou pour leurs proches et de leur propre initiative, de médicaments considérés comme tels et ayant reçu l’AMM, avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens ». Plus concrètement, cette démarche vise les problèmes assez bénins et facilement identifiables, un rhume par exemple, qui peuvent être solutionnés par la prise d’un médicament à prescription médicale facultative (PMF). Dans cette catégorie, les plus vendus sont les antidouleurs ou antifièvre (paracétamol, ibuprofène…), les « anti-état grippal » et certains substituts nicotiniques. Bien entendu, le préfixe auto ne signifie pas qu’on est seul à choisir, le pharmacien tient là un rôle de conseil très important, surtout si le problème concerne un enfant par exemple.

En France, le marché de l’automédication éprouve de grandes difficultés à se développer pour plusieurs raisons. D’une part, cette démarche n’est pas encore rentrée dans la mentalité, si bien que la peur de ne pas bien cerner le problème et de ne pas prendre le bon remède nous pousse à aller voir un médecin, même en cas de mal bénin clairement identifié. D’autre part, beaucoup de médicaments à PMF sont encore remboursables lorsqu’ils sont prescrits, ce qui incite les patients à passer par la case médecin, allant ainsi à l’encontre du principe même de l’automédication.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 31 janvier 2012