Harmonie Mutuelle

La réanimation cardio-pulmonaire



Chaque année en France, 50 000 personnes décèdent suite à un arrêt cardiaque. Le taux de survie à un arrêt cardiaque est ainsi de 2 à 3% ; il est 4 à 5 fois plus élevé dans les pays où les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatisés externes (DAE) et la population formée aux gestes qui sauvent.

L'arrêt cardiaque


Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?

Lorsque tout fonctionne bien, le muscle cardiaque se contracte régulièrement pour envoyer le sang dans tout le corps. Il peut arriver que le cœur se mette à fonctionner anormalement : il n’est plus en rythme et fonctionne de façon complètement anarchique : c’est la fibrillation ventriculaire. Ces contractions anarchiques empêchent le cœur d’assurer sa fonction de pompe et d’irriguer le reste de l’organisme : c’est l’arrêt cardiaque.

Le pronostic vital à court terme est engagé si aucun geste de secours n’est réalisé (1 minute de passée = 10% de chance de survie en moins).

À quoi reconnaît-on l’arrêt cardiaque ?

Si la personne est :

  • inconsciente : elle ne répond pas quand on lui parle, n’émet aucun son et ne réagit pas quand on lui demande de serrer les mains ;
  • ne respire pas : ni le ventre, ni la poitrine ne se soulève.

Nous pouvons conclure qu’elle est en arrêt cardiaque.

Que faire en cas d’arrêt cardiaque ?

En cas d’arrêt cardiaque, il faut mettre en œuvre le plus rapidement possible ce que l’on appelle la chaîne de survie :

Schéma de la chaîne de survie

 * FV : fibrillation ventriculaire

  • alerte immédiate ;
  • mise en place précoce du massage cardiaque ou réanimation cardio-pulmonaire (RCP) ;
  • utilisation précoce du défibrillateur (DSA) ;
  • des soins médicaux spécialisés précoces.

En présence de plusieurs témoins :
Le sauveteur peut demander à l’un d’eux de prévenir les secours et d’apporter un défibrillateur pendant que lui-même commence le massage cardiaque.

Si le témoin est seul face à la victime :
Il prévient lui-même les secours, se munit du défibrillateur s’il est immédiatement disponible et revient auprès de la victime pour débuter les gestes de survie.

Pour appeler les secours : faire le 18 (sapeurs-pompiers) ou le 15 (SAMU) qui sont interconnectés ; ou le 112 (numéro d’appel européen) si vous êtes à l’étranger afin d’avoir un interlocuteur parlant votre langue.
Ces trois numéros peuvent être composés depuis un portable et sont gratuits.

Penser à être précis : adresse exacte, numéro de téléphone, etc, et ne raccrocher que si on vous le demande.


 Sources

- Fédération Française de Cardiologie

Auteur(s) : Céline SARLOT, responsable prévention
Dernière modification : Vendredi 25 février 2011

Le massage cardiaque

Débuter immédiatement le massage cardiaque en attendant la mise en place d'un défibrillateur. Le massage cardiaque consiste à appuyer régulièrement et fermement sur le thorax d'une victime. Ces compressions thoraciques vont faire circuler le sang dans le corps lorsque le cœur ne peut plus le faire lui-même :

  • s'assurer que la victime est allongée sur le dos, par terre ;
  • se placer à genoux auprès de la victime ;
  • dans la mesure du possible, dénuder la poitrine de la victime ;
  • placer le talon d'une main au centre de la poitrine strictement sur la ligne médiane, jamais sur les côtes ;
  • placer l'autre main au-dessous de la première ;
  • comprimer la poitrine de 4 à 5 cm, avec les bras tendus, coudes non fléchis ;
  • relâcher immédiatement la pression pour que la paroi remonte (décompression). La poitrine doit reprendre sa dimension initiale après chaque compression ;
  • enchaîner les compressions/décompressions à une fréquence régulière de 100 par minute.

Poursuivre le massage cardiaque :

  • jusqu'à la pose d'un défibrillateur ;
  • le relais par les services de secours ou un sauveteur plus compétent ;
  • une réaction de la victime.

Si le sauveteur n'est pas seul, il peut se faire relayer en cas de fatigue pour réaliser le massage cardiaque. Si le sauveteur sait réaliser le bouche-à-bouche, il peut le pratiquer en réalisant 2 insufflations toutes les trente compressions thoraciques. 

Auteur(s) : Céline SARLOT, responsable prévention
Dernière modification : Vendredi 25 février 2011

Le défibrillateur automatisé externe


Qu’est-ce qu’un défibrillateur automatisé externe (DAE) ?

Le DAE est un appareil capable de reconnaître une anomalie du fonctionnement du cœur à l’origine de l’arrêt cardiaque et de délivrer, à travers la poitrine mise à nue, un choc électrique afin de restaurer une activité cardiaque efficace.
Son utilisation est simple et ne présente aucun risque, ni pour la victime, ni pour l’utilisateur. Associé au massage cardiaque ou réanimation cardio-pulmonaire, l’utilisation précoce du défibrillateur permet d’augmenter les chances de survie de façon considérable.

Qui peut l’utiliser ?

D’après le décret du 4 mai 2007, « Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe. Il est cependant conseillé de suivre une initiation courte, ou une formation de type PSC1, qui permet de :

  • réduire l’appréhension liée à son utilisation (9 français sur 10 connaissent le rôle d’un défibrillateur, mais plus d’1 sur 3 ne se sent pas prêt à l’utiliser par manque de formation : étude CRF/FFC septembre 2009) ;
  • favoriser une action rapide, adaptée et efficace.

Comment l’utiliser ?

Si le défibrillateur est à proximité, le sauveteur envoie une personne le chercher pendant qu'il poursuit le massage cardiaque. Dès qu'un défibrillateur est auprès de la victime :

  • ouvrir le défibrillateur et appuyer sur le bouton Marche/Arrêt s'il y a lieu ;
  • suivre impérativement les instructions vocales et/ou visuelles de l'appareil. Elles permettent de réaliser les différentes opérations rapidement et en toute sécurité.

Le DAE demande de mettre en place les électrodes directement sur la peau de la poitrine de la victime et de les connecter :

  • dénuder la poitrine ;
  • sortir les électrodes de leur emballage ;
  • enlever la pellicule de protection et coller chaque électrode, en appuyant fermement, sur la poitrine nue de la victime.

La position des électrodes doit être conforme au schéma visible sur les électrodes ou sur leur emballage. Une fois connecté, le défibrillateur indique qu'il réalise une analyse du rythme cardiaque et qu'il ne faut pas toucher la victime. Cette analyse dure quelques secondes.

Si le choc est recommandé, le défibrillateur annonce que le choc est indiqué et qu'il faut s'écarter :

  • le sauveteur s'assure que personne ne touche la victime ;
  • il laisse le DAE déclencher le choc électrique ou appuie sur le bouton "choc" clignotant quand l'appareil le demande.

Le défibrillateur délivre le choc. Dès que l'appareil le demande, le sauveteur reprend sans délai le massage cardiaque, sans retirer les électrodes et suit les recommandations de l'appareil.

Si le choc n'est pas recommandé, le défibrillateur annonce que le choc n'est pas indiqué et demande de réaliser les manœuvres de réanimation. Le sauveteur poursuit le massage cardiaque sans retirer les électrodes et suit les recommandations du défibrillateur.

Suivre les recommandations de l'appareil jusqu'à l'arrivée des secours. Le défibrillateur doit rester allumé jusqu'à l'arrivée des secours. En aucun cas, le sauveteur ne doit retirer les électrodes de la poitrine de la victime ou éteindre le défibrillateur.

Où le trouver ?

De plus en plus de lieux publics (gare, mairie, musée, gymnases et autres lieux sportifs, etc.) sont équipés en DAE. Renseignez-vous à l’occasion ou essayez de les repérer sur vos trajets habituels.
Il existe une signalétique pour les localiser plus facilement :

  

Il existe également une application pour iPhone à télécharger.

Auteur(s) : Céline SARLOT, responsable prévention
Dernière modification : Lundi 28 février 2011

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