
Le terme dépression fait partie du vocabulaire médical depuis le XVIIIe siècle mais il reste tabou, ou désigne à tort un simple «coup de blues». C’est pourtant une vraie maladie, chronique et courante.
Nous sommes tous amenés à ressentir, au cours de notre vie, toutes ces émotions parfois associées à la dépression, sans pour autant en être synonymes. Pour cela, les troubles de l’humeur doivent répondre à trois caractéristiques : être multiples et bien définies, se manifester la quasi-totalité du temps pendant plus de deux semaines et enfin être sources de gêne au quotidien (incapacité à se lever... ). La dépression se définit en effet par des symptômes précis qui portent sur quatre grands domaines :
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 21 décembre 2010
Quand tous les symptômes de la dépression sont réunis, le malade et son entourage cherchent souvent la cause de celle-ci, souvent en vain. Bien entendu, on trouve toujours des explications vraisemblables comme les difficultés financières, un célibat pesant, une incapacité(présumée) à réussir dans la vie... Si ces raisons sont parfois liées à la dépression, elles en sont rarement l’origine. Mais comme on pense ainsi expliquer cet état, on ne consulte pas et donc on ne guérit pas. En réalité, les causes de dépression ne sont pas complètement connues mais on distingue souvent des facteurs de vulnérabilité :
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 21 décembre 2010
Si le soutien des proches ne guérit pas à lui seul la dépression, il y contribue grandement, notamment en facilitant le recours aux soins. Bien souvent, le dépressif n’ira pas de lui-même voir un médecin. Ce sont alors les proches qui sont les plus à même de repérer certains signes inhabituels mais également de convaincre la personne d’aller consulter, en l’aidant à prendre rendez-vous et en l’accompagnant si besoin. Si le diagnostic de dépression est avéré, le proche pourra aussi soutenir le malade tout au long du traitement. Tout cela ne signifie pas qu’il faille être sur son dos 24 heures sur 24. Ainsi, il ne sert à rien de forcer un dépressif avec des « remue-toi un peu », « à ta place, je ferais... ». Au contraire, cela ne fait que renforcer le sentiment d’impuissance et de culpabilité du malade.
De même, s’il est bénéfique de proposer son aide, il faut savoir le faire avec discernement car trop d’attentions peuvent attiser le sentiment d’inutilité. En revanche, il est important de savoir se montrer à l’écoute, avec une bonne dose de patience car le soutien des proches ne transparaît pas toujours dans l’état voire dans les paroles du malade. Sachez également valoriser ses efforts, même infimes, et proposez-lui, sans trop insister, des sorties ou des balades. Quant à la question du suicide, elle ne doit pas être taboue car en parler simplement permet parfois de briser le sentiment d’isolement du malade.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 21 décembre 2010
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