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Si l'ostéoporose touche surtout les femmes à la ménopause, elle ne doit pas pour autant être négligée aux autres âges. Elle dépend en effet de la densité et de la qualité de la masse osseuse que nous construisons toute notre vie, surtout en période de croissance.
L’ostéoporose est une maladie osseuse silencieuse et fréquente, surtout chez les femmes. Elle est caractérisée par une diminution de la densité calcique des os du squelette et par une modification de leur architecture interne qui les rend moins résistants. Cette fragilité osseuse est responsable de fractures.
Evolution de la masse osseuse
L’os est un tissu en perpétuelle reconstitution. Les ostéoblastes contribuent à la formation du tissu osseux, ou ostéoformation, et les ostéoclastes à leur destruction, ou résorption.
Pendant l’enfance et l’adolescence, la masse osseuse augmente rapidement, jusqu’à atteindre un pic. Ce pic est en partie déterminé génétiquement mais aussi influencé par la nutrition et l’activité physique. A l’âge adulte, la masse osseuse constituée reste stable, l’activité des ostéoblastes et ostéoclastes s’équilibrant. En préménopause, la résorption osseuse devient supérieure à la formation osseuse.
Il s’agit d’un phénomène naturel non pathologique lié au vieillissement du squelette. Chez certains, cette diminution de la masse osseuse est sans conséquence mais chez d’autres, une ostéoporose peut se constituer, notamment chez ceux dont la masse osseuse maximale était faible ou qui présentent des facteurs de risque.
Les différents types d’ostéoporose
Selon la cause, on distingue différents types d’ostéoporose :
• l’ostéoporose post-ménopausique.
Elle survient chez la femme dans les 5 à 15 ans suivant le début de la ménopause. Elle s’explique par la chute du taux d’oestrogènes, qui, en favorisant l’ostéoformation et en diminuant la résorption osseuse, protège le tissu osseux.
• l’ostéoporose sénile.
Elle survient chez l’homme ou chez la femme après 70 ans.
• l’ostéoporose secondaire, induite par :
- des affections endocriniennes (notamment l’hyperthyroïdie) ;
- des maladies inflammatoires du squelette (polyarthrite rhumatoïde, ou spondylarthrite) ou du tube digestif (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) ;
- certaines pathologies nécessitant un traitement prolongé à base de corticoïdes (asthme, allergies sévères, maladie de Horton, broncho-pneumopathies chroniques obstructives, connectivites et autres maladies inflammatoires) ;
- des traitements antihormonaux privant de toute hormone sexuelle les femmes ayant un cancer du sein ou les hommes ayant un cancer de la prostate.
Source : Le Groupe de Recherche et d'Informations sur les Ostéoporoses (GRIO)
Auteur : Martine Pichot, chargée de prévention
Dernière modification : Mardi 31 janvier 2012
Nous ne sommes pas tous égaux face à l’ostéoporose. Les risques de développer cette maladie varient selon certains facteurs, répartis en deux catégories : ceux sur lesquels on peut agir et ceux sur lesquels aucune action n’est possible.
Les facteurs de risque non modifiables
• Le sexe : les femmes sont davantage concernées que les hommes. Après 50 ans, la maladie touche une femme sur trois et un homme sur cinq.
• L’âge : vers 50 ans, une perte osseuse sur tout le squelette apparaît.
• L’origine ethnique : les personnes d’origine caucasienne ou asiatique sont davantage concernées par l’ostéoporose.
• La corpulence : un poids « plume » prédispose à la diminution de la masse osseuse.
• Les antécédents familiaux : les enfants dont les parents ont développé une ostéoporose auront un risque plus important au cours du vieillissement car ils ont une plus faible masse osseuse.
• Une ménopause précoce : une ménopause avant 40 ans accélère la perte osseuse et donc favorise l’apparition de l’ostéoporose.
Les facteurs de risque modifiables
• Une carence en calcium : une alimentation pauvre en calcium prédispose à la perte osseuse.
• Une carence en vitamine D : le manque d’ensoleillement provoque une diminution de la synthèse de la vitamine D, vitamine qui contribue à la formation osseuse.
• La sédentarité : le manque d’activité physique ou une immobilisation prolongée favorisent la perte osseuse.
• L’alcool : une consommation excessive est responsable d’une diminution de la formation de l’os.
• Le tabac : exerce une action toxique sur les cellules osseuses.
• Les régimes diététiques inappropriés :
- les régimes pauvres en lait (cause des carences en calcium) ;
- une alimentation trop riche en sel (responsable de fuite de calcium dans les urines) ;
- les régimes amaigrissants trop sévères.
• La prise de certains médicaments :
- les corticoïdes nécessaires pendant une longue période (3 mois consécutifs minimum) ;
- surdosage en hormones thyroïdiennes.
Certaines pathologies, de part leurs conséquences ou traitements, constituent un facteur de risque :
- hystérectomie totale ou ovariectomie bilatérale précoce ;
- maladies avec risque d’hyperthyroïdie ;
- maladie de Parkinson par le risque de chute.
La grossesse et l’allaitement ne sont pas des facteurs de risque d’ostéoporose. Les pertes osseuses modérées qui se produisent pendant ces périodes sont récupérées dans les 6 mois suivant la fin de l’allaitement.
Source : INPES, Société française de Rhumatologie.
Auteur : Martine Pichot, chargée de prévention
Dernière modification : Mardi 31 janvier 2012
L’ostéoporose est parfois connue sous l’un de ses surnoms, « épidémie silencieuse » ou « voleur silencieux ». Ce dernier terme résume à lui seul l’importante perte osseuse qu’elle entraîne et qui est souvent révélée par sa principale conséquence :
La fracture
Les fractures caractéristiques d’une ostéoporose ne sont pas celles qui surviennent après un accident violent mais plutôt celles qui résultent d’un léger choc ou d’une chute de faible hauteur.
En fait, tous les os peuvent subir une fracture par fragilité osseuse à l’exception du crâne, de la colonne cervicale, de la main, des doigts, des orteils. Des fractures sur ces os ne sont jamais dues à une ostéoporose banale.
Ainsi, une fracture survenue suite à une petite chute ou un faible choc ne doit pas être banalisée car elle peut être un signe d’ostéoporose. Or détecter la maladie assez tôt permet d’en prévenir les conséquences, notamment en limitant le risque de chute.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 20 avril 2010
Le meilleur moyen de prévenir les chutes est encore d’éliminer ce qui est susceptible d’en provoquer au quotidien, sans pour autant tout bouleverser :
Ces quelques conseils peuvent réduire de manière considérable le risque de chute
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 20 avril 2010
Quand ils ne sont pas sollicités, les os ont tendance à perdre en qualité et en densité. La pratique d’un exercice physique est donc fortement conseillée aussi bien aux personnes atteintes d’ostéoporose qu’à ceux qui souhaitent s’en préserver.
On peut distinguer plusieurs types d’exercices selon leur fonction :
Mais avant de commencer une activité physique, parlez-en à votre médecin ou à votre rhumatologue qui saura vous conseiller la solution la plus adaptée à votre maladie et vos envies.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 20 avril 2010
Il est difficile de déceler l’ostéoporose en l’absence de fracture. C’est pourquoi, en cas de présence de facteurs de risque ou de signes évoquant l’ostéoporose, le médecin peut être amené à prescrire une ostéodensitométrie.
Cet examen permet de mesurer la densité minérale osseuse (DMO) et donc de diagnostiquer l’ostéoporose. Son déroulement est très simple : il suffit de s’allonger sur une table de radiologie et de rester immobile quelques minutes. Deux zones sont explorées car plus exposées au risque de fracture : la hanche et les vertèbres lombaires.
Le principe de l’ostéodensitométrie est le suivant : lorsqu’un faisceau d’énergie traverse un corps solide, une partie de cette énergie va être absorbée. Or la quantité absorbée est d’autant plus grande que le corps traversé a une densité élevée. Ainsi, pour apprécier la densité de l’os, il suffit de faire passer à travers le corps une certaine quantité d’énergie et de mesurer la quantité d’énergie qui en ressort. Avec une simple soustraction on obtient la quantité absorbée au niveau de l’os et donc on peut évaluer la “densité”, c’est-à-dire la qualité de minéralisation de l’os. En fonction de l’importance de la perte osseuse, le diagnostic est posé.
En cas d’ostéoporose, des examens sanguins et urinaires sont ensuite pratiqués pour chercher une cause à l’ostéoporose. Cette première mesure de la densité minérale osseuse servira de point de repère pour le traitement et la prise en charge. Une nouvelle ostéodensitométrie pratiquée sur la même machine permettra d’en apprécier l’efficacité car les résultats seront comparables.
Auteur : Martine Pichot, chargée de prévention
Dernière modification : Lundi 17 janvier 2011