Alzheimer en résumé

La maladie d’Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative, c’est-à-dire que les neurones dégénèrent et disparaissent, entraînant ainsi la perte des capacités liées à la zone touchée. Bien qu’elle soit souvent associée à une perte de mémoire – c’est en effet la première faculté altérée –, il existe en réalité de nombreux symptômes dont la connaissance permet de mieux comprendre et accompagner le malade :

  • Troubles de la mémoire : c’est d’abord la mémoire immédiate qui est touchée, celle des événements récents. Petit à petit, la mémoire à long terme est aussi affectée et les souvenirs, les personnes s’effacent.
  • Aphasie : c’est l’incapacité à comprendre et à émettre. Elle peut se manifester par la
    réduction progressive du vocabulaire disponible, jusqu’à devenir muet, par le recours à un seul mot ou son pour tout exprimer ou encore par un jargon incompréhensible. Quant à l’incompréhension, elle se manifeste d’abord face à un langage complexe puis face
    aux phrases et aux mots les plus simples.
  • Apraxie : c’est l’incapacité à effectuer certains gestes, d’abord les plus complexes
    puis les plus simples. L’apraxie pose le problème de l’autonomie qui conduit certains malades à avoir besoin d’aide pour s’habiller ou se laver, même si certains automatismes
    peuvent subsister, manger par exemple.
  • Agnosie : c’est l’incapacité de relier un objet à ce qu’il est. Le plus souvent visuelle, l’agnosie peut aussi être tactile. À cela s’ajoutent deux agnosies spécifi ques. La prosoagnosie, très courante et souvent attribuée à tort à une perte de mémoire, empêche le malade de reconnaître un visage. L’anosognosie est l’incapacité à percevoir les manifestations de l’Alzheimer, ce qui entraîne une non-reconnaissance de la maladie, à ne pas confondre avec le déni.
  • Troubles de la pensée : ils se manifestent par des diffi cultés à rationaliser et comprendre le monde, ses sentiments... Ce qui peut notamment générer de la colère ou de l’agressivité.
  • Désorientation spatio-temporelle : la personne ne parvient pas à se repérer dans le temps
    et dans l’espace, si bien qu’elle se perd par exemple.
  • La persévération : le malade a tendance à redire ou à refaire les mêmes choses.
  • Troubles du comportement : parfois confondus avec les conséquences d’autres symptômes, ils se traduisent par des attitudes « primaires » dans certains aspects de la vie comme la sexualité (absence de pudeur par exemple) ou l’alimentation (manger avec les mains).

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 juillet 2010