Harmonie Mutuelle

La pollution intérieure



Le mot « pollution » évoque généralement l'environnement, le changement climatique, la planète, l'écologie... Mais depuis peu, il s'invite dans nos foyers et s'applique à l'air que nous y respirons, bien plus toxique qu'on ne le croit...

Le tabac et le monoxyde de carbone

À travers le « tabagisme passif », le tabac est le premier polluant de l’air intérieur, responsable de cancer du poumon, maladies cardio-vasculaires, asthme, allergies et décès. En effet, il ne suffit pas d’ouvrir la fenêtre pour écarter les risques car les rideaux, les tapis, la moquette absorbent les composants de la fumée qui sont ainsi encore émis une fois la fenêtre ouverte.

Ce gaz inodore, incolore, non irritant, toxique et mortel est généré lorsqu’un combustible (bois, charbon, essence, etc.) ne brûle pas entièrement. Cela peut-être dû à un mauvais entretien des appareils de chauffage et de production d’eau chaude, à une aération insuffisante du logement, à une évacuation déficiente des fumées ou à une utilisation inadéquate des appareils, de chauffage notamment.


 Sources

- Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQUAI)

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 22 décembre 2009

Les produits de bricolage et de la maison

Les produits de bricolage (colle, peinture, solvant, laque, décapant, etc.) comme les matériaux de construction peuvent dégager des vapeurs toxiques, parfois longtemps après la fin des travaux. Un risque accru lorsqu’ils contiennent du plomb ou de l’amiante.

Les produits de la maison sont censés assainir notre environnement mais ils figurent pourtant parmi les plus grands pollueurs de l’air intérieur et contiennent parfois des substances très toxiques. Au banc des accusés, on trouve surtout les antimites, les antiparasitaires, les insecticides et les produits d’entretien du bois, dans lesquels ont peut trouver des pyréthrinoïdes de synthèse (dont la perméthrine et la tétraméthrine, souvent nocives par inhalation et irritantes), du dichlorvos (insecticide toxique par contact, ingestion et encore plus par inhalation), du propoxur (un antiparasitaire), du fipronil et de l’imidaclopride (toxiques par inhalation, contact avec la peau et ingestion). Au danger dû aux substances contenues dans ces produits s’ajoute celui de l’exposition prolongée. En effet, un diffuseur électrique fonctionne de manière continue et un spray ou un aérosol disperse des substances qui vont alors imprégner les rideaux, les tapis, la moquette...
Enfin, le danger peut aussi venir d’autres produits qu’on pourrait qualifier « de confort », comme les parfums d’intérieur, les bâtons d’encens, les bougies parfumées. Un bon nombre d’entre eux dégagent des substances toxiques, qui le sont d’autant plus qu’elles sont diffusées longtemps, parfois tout au long de la journée.

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 22 décembre 2009

Les moisissures et les acariens

Trop d’humidité dans un logement peut entraîner le développement des moisissures parfois toxiques, voire allergènes. En présence de celles-ci, le plus important est d’abord d’en déterminer la cause avant de les faire disparaître. L’humidité peut bien sûr être due à un dégât des eaux, à des infiltrations d’eau, à une fuite mais il faut également penser aux ponts thermiques, c’est-à-dire une variation importante de température entre deux zones (entre la cave et l’ensemble de la maison).

Pour qu’il y ait allergie, il faut un allergène, c’est-à-dire l’élément qui va déclencher cette réaction parfois sérieuse. À notre domicile, c’est souvent les acariens qui jouent ce rôle : on les trouve dans la literie, les moquettes, les tapis, les tissus d’ameublement. Mais cela peut provenir des animaux, de leur salive ou de leurs poils.

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 22 décembre 2009