Des conséquences fâcheuses
Bien que classé « drogue douce », le cannabis est loin d’être sans conséquences à long terme, même si les recherches dans ce domaine se poursuivent :
- Un risque de cancer important : plusieurs études récentes ont démontré que, contrairement à ce que pensent de nombreux consommateurs, la fumée de cannabis contient plus de substances cancérigènes que le tabac. C’est pourquoi cancer du poumon est plus précoce chez les fumeurs de cannabis. Sans oublier d’autres cancers, notamment de la gorge.
- Un rythme cardiaque affolé : la consommation de cannabis modifie le rythme cardiaque, ce qui constitue un danger pour les personnes souffrant d’hypertension ou d’une maladie cardiovasculaire.
- Un cerveau chamboulé : le cannabis n’endommage pas le cerveau mais il peut affecter la mémoire immédiate, la capacité à apprendre et à se souvenir, la perception visuelle, la vigilance et les réflexes. Heureusement, ces effets sont souvent temporaires et surtout réversibles à l’arrêt de la consommation.
- Une dépendance envisageable : le risque de dépendance existe, même s’il diffère selon les individus et survient surtout dans le cadre d’une consommation régulière. L’arrêt ou la diminution des doses peut alors entraîner un accroissement du stress, de l’irritabilité, des difficultés à dormir et parfois un mal-être, un état dépressif sur plusieurs semaines.
- Des troubles psychologiques éventuels : loin d’être systématiques, ils peuvent cependant
survenir de manière temporaire. Ce sont généralement des troubles anxieux ou une psychose « cannabinique ».
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Vendredi 02 octobre 2009