Vivre avec une épilepsie
Longtemps les personnes atteintes d’épilepsie ont été marginalisées et exclues de la société. Elles peuvent aujourd’hui vivre une vie presque normale tant au niveau professionnel que personnel.
- Voyages et déplacements : il n’existe aucune contre-indication aux voyages pour les épileptiques, il suffit simplement de prendre certaines précautions comme garder ses médicaments à portée de main et voyager si possible avec une personne informée de la maladie. Pour le cas particulier de la conduite automobile, la législation française ayant changé depuis 2005, le permis de conduire A et B (Automobile, motocyclettes, véhicules utilitaires) peut être accordé à des épileptiques pour une durée d’un an renouvelable, à condition d’avoir chaque fois un avis favorable de la commission médicale départementale des permis de conduire. Pour les permis du groupe II (poids lourds, transports en commun…), cela dépend des cas, certaines formes d’épilepsie étant jugées incompatibles avec ce type de permis. Un épileptique titulaire du permis de conduire doit non seulement être particulièrement vigilant aux précautions d’usage (pas d’alcool, attention à la fatigue, aux longues distances et à la conduite de nuit) mais il doit également s’abstenir de prendre la route dans certains cas particuliers, notamment lorsqu’il a oublié de prendre son traitement ou que celui-ci a été modifié il y a peu.
- Assurances : l’épilepsie n’a d’incidence que sur deux types de contrats : ceux qui assurent la personne elle-même contre le décès, l’invalidité, la maladie ou l’accident et ceux relatifs aux dommages causés à un tiers dans le cadre de la conduite automobile. Dans le deuxième cas, le problème éventuel réside dans le fait que l’assureur peut décider de ne pas régler les prestations prévues dans le contrat si le conducteur du véhicule se trouve dans un état de santé rendant son permis invalide. Il appartient normalement à la personne épileptique de vérifier que son état de santé reste compatible avec la conduite automobile, même si c’est loin d’être toujours facile et évident…
- Emploi : si l’accès à certaines professions est fermé ou rendu difficile pour les personnes épileptiques, celles-ci peuvent normalement postuler à presque tous les emplois. Mais l’employeur est responsable civilement et pénalement des conditions de travail et de sécurité de son personnel. Aussi les difficultés à trouver un emploi rencontrées par un épileptique peuvent être dues à une forme de discrimination et aux préjugés mais elles peuvent également être justifiées, notamment dans les métiers pouvant mettre en danger la vie de la personne ou celle des autres. Dans certains cas, une personne épileptique peut aspirer à un emploi dit « protégé » en milieu ordinaire en demandant une Reconnaissance de Travailleur Handicapé (RTH) via la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) la plus proche.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009