Le recours à la chirurgie

Il existe deux méthodes chirurgicales pour les épilepsies dites pharmaco-résistantes (résistantes aux médicaments). La plus « classique » consiste en l’ablation de la zone cérébrale incriminée, à condition que celle-ci soit bien identifiée et facilement accessible. Le cas échéant, certaines fonctions importantes comme le langage, la mémoire ou la motricité pourraient être touchées. Après l’intervention, certains patients sont directement guéris, au sens où ils ne subissent plus de crises, mais beaucoup doivent quand même continuer à prendre des antiépileptiques. Une telle intervention reste peu pratiquée en France car elle nécessite une prise en charge multidisciplinaire intégrant des examens très poussés et de la chirurgie. Or ces conditions ne sont réunies que dans une poignée d’établissements.

Lorsque ce type d’intervention ne peut être réalisé, une deuxième solution peut être proposée, la stimulation du nerf vague. Le principe est de délivrer, grâce à l’implantation d’un petit boitier semblable à un pacemaker, une stimulation électrique au niveau du nerf vague, dont les ramifications vont jusqu’au cerveau. L’activité cérébrale est alors altérée, la fréquence et la sévérité des crises se trouvent alors diminuées. Cette opération, pratiquée seulement dans quelques centres, implique une anesthésie générale et plusieurs jours d’hospitalisation au cours desquelles le neurologue règlera l’intensité des stimulations. Elle guérit rarement les crises mais permet souvent d’améliorer la qualité de vie des patients.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009