On distingue en général deux grands types de crises d’épilepsies, en fonction de leurs symptômes : les crises généralisées et les crises partielles.
Les crises généralisées
Elles touchent tout le cerveau, ou du moins la majeure partie. Elles relèvent de 4 sous-catégories.
Crises tonico-cloniques : elles sont particulièrement impressionnantes. Elles commencent par un cri suivi d’une perte de connaissance, d’une chute, d’une éventuelle morsure de langue et de contractions dans tout le corps.
Crises myocloniques : ce sont de brèves secousses en série d’un ou plusieurs membres ou du tronc, sans perte de connaissance.
Crises « d’absence » : la personne atteinte stoppe soudainement son activité, reste immobile, les yeux dans le vague, et ne réagit pas aux stimulations extérieures. Cet épisode dure quelques secondes puis le malade reprend conscience et poursuit son activité sans garder souvenir de son absence.
Spasmes infantiles : ils ne surviennent que pendant les 5 premières années de vie et sont ensuite remplacés par d’autres types de crises. L’enfant penche brusquement le haut du corps et les bras en avant tout en étendant les jambes. Cela ne dure que quelques secondes mais se répète de nombreuses fois par jour.
Les crises partielles
Elles sont qualifiées de « simples » lorsque la conscience n’est pas altérée, qu’il n’y a pas de rupture de contact avec l’environnement. Le cas échéant, elles sont dites « complexes ». Ces deux types de crise partielle peuvent évoluer en crise tonico-clonique.
Les symptômes d’une crise partielle sont nombreux car ils dépendent de la zone du cerveau touché. On peut ainsi observer une vision floue, partielle, ou entourée d’un halo, des troubles de l’audition comme des bourdonnements, des difficultés à trouver ses mots ou à parler, etc.
Les crises partielles complexes sont souvent précédées d’une aura (sensation subjective et passagère qui précède certaines pathologies). Au cours de ce type de crise, la personne peut avoir le regard fixe, faire des mouvements automatiques sans but, ne pas comprendre ce qui est dit ni répondre aux ordres simples tout en gardant une certaine perception de son environnement.
Face à des épilepsies aussi diverses dans leurs causes que dans leurs manifestations et leur gravité, il existe plusieurs méthodes permettant d’établir un diagnostic le plus précis possible.
Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009