
L’épilepsie se définit comme une maladie neurologique chronique caractérisée par la répétition de crises. On en parle souvent au pluriel en raison de la diversité de ses symptômes et de ses causes.
Les épilepsies sont classées en 3 groupes :
Il existe donc plusieurs épilepsies mais un seul point de départ, le cerveau.
- Fondation française pour la recherche sur l’épilepsie, lettre d’information Recherches et perspectives
- Chapitre du livre Ambulante Medizin. Evidenz auf einen Blick publié par Primary Care, journal Suisse des médecisn de premier recours
- Ligue Suisse contre l'Épilepsie
- Intégrascol, portail d'information destiné aux enseignants et aux professionnels de l’éducation
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 31 janvier 2012
Notre cerveau est constitué de cellules cérébrales plus connues sous le nom de neurones. Celles-ci sont formées d’un « corps », appelé péricaryon ou soma, auquel sont fixés deux types « d’antennes » leur permettant de communiquer entre elles : ce sont les axones et les dendrites, plus longs. La communication s’établit par le biais de relais appelés synapses qui libèrent des substances biochimiques à action excitatrice ou inhibitrice. Lors d’une crise d’épilepsie, l’équilibre entre ces deux effets extrêmes est rompu à cause d’une décharge électrique anormale, soudaine et excessive affectant le neurone et les synapses. L’excitation prend alors le dessus.
Les conséquences de cette décharge ne seront pas les mêmes selon sa localisation. Notre cerveau se divise en effet en 4 « lobes », chacun ayant une fonction propre :
Une décharge touchant le lobe temporal pourra donc se traduire par des difficultés d’élocution ou des pertes de mémoire par exemple. Il existe ainsi une multitude de symptômes d’une crise d’épilepsie qui dépendent de la nature et de l’étendue de la zone cérébrale touchée.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 09 juillet 2009
On distingue en général deux grands types de crises d’épilepsies, en fonction de leurs symptômes : les crises généralisées et les crises partielles.
Elles touchent tout le cerveau, ou du moins la majeure partie. Elles relèvent de 4 sous-catégories :
Elles sont qualifiées de « simples » lorsque la conscience n’est pas altérée, qu’il n’y a pas de rupture de contact avec l’environnement. Le cas échéant, elles sont dites « complexes ». Ces deux types de crise partielle peuvent évoluer en crise tonico-clonique.
Les symptômes d’une crise partielle sont nombreux car ils dépendent de la zone du cerveau touché. On peut ainsi observer une vision floue, partielle, ou entourée d’un halo, des troubles de l’audition comme des bourdonnements, des difficultés à trouver ses mots ou à parler, etc.
Les crises partielles complexes sont souvent précédées d’une aura (sensation subjective et passagère qui précède certaines pathologies). Au cours de ce type de crise, la personne peut avoir le regard fixe, faire des mouvements automatiques sans but, ne pas comprendre ce qui est dit ni répondre aux ordres simples tout en gardant une certaine perception de son environnement.
Face à des épilepsies aussi diverses dans leurs causes que dans leurs manifestations et leur gravité, il existe plusieurs méthodes permettant d’établir un diagnostic le plus précis possible.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009
Comme dans la plupart des affections, l’interrogatoire et l’examen clinique constituent la première étape du diagnostic. Le médecin pose de nombreuses questions, notamment sur la première crise, les circonstances de sa survenue et ses manifestations, ainsi que sur le passé médical du patient. Le récit de celui-ci et/ou de son entourage est alors particulièrement important. À l’issue de cet interrogatoire, un examen clinique complet est pratiqué.
Le diagnostic d’épilepsie doit être le plus précis possible car l’efficacité du traitement repose en grande partie sur une bonne connaissance du type de crises et de leur cause.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009
Le traitement de l’épilepsie, principalement médicamenteux, se révèle efficace dans la majorité des cas.
Bien souvent, la prise en charge de l’épilepsie comporte des médicaments et l’application de conseils d’hygiène de vie donnés par le professionnel de santé. Certains facteurs « quotidiens » peuvent en effet favoriser la survenue de crises comme l’abus d’alcool ou d’excitants, le manque de sommeil ou la fièvre. Un bon rythme de sommeil et l’abstinence vis-à-vis de certaines substances comme l’alcool ou le café contribuent parfois grandement à l’efficacité du traitement. Pour les épileptiques photosensibles, c’est-à-dire particulièrement réactifs à la lumière, on déconseille l’abus de télévision, de jeux vidéos ou d’ordinateur.
Le traitement médicamenteux de l’épilepsie vise principalement à contrôler les crises en bloquant la décharge électrique qui les provoque. Le choix du médicament est particulièrement important car il peut être efficace pour un certain type d’épilepsie tout en étant susceptible d’aggraver un autre. C’est pourquoi il existe de nombreux antiépileptiques et presque autant de modes d’actions : phénobarbital, phénytoïne, carbamazépine, benzodiazépines, valpropate de sodium, vigabatrin, tiagabine, gabapentine, lamotrigine, topiramate, oxcarbamazépine ou lévétiracetam sont les plus couramment utilisés.
En général, le médecin prescrit un seul médicament dont il augmente progressivement le dosage afin d’atteindre une efficacité optimale et le moins d’effets indésirables possibles. Si cette « monothérapie » ne donne pas de résultats, le médecin pourra envisager un autre antiépileptique ou l’associer au premier. Même s’il est globalement très efficace, si le traitement médicamenteux échoue, une solution chirurgicale peut alors être proposée au patient.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 02 juillet 2009
Il existe deux méthodes chirurgicales pour les épilepsies dites pharmaco-résistantes (résistantes aux médicaments). La plus « classique » consiste en l’ablation de la zone cérébrale incriminée, à condition que celle-ci soit bien identifiée et facilement accessible. Le cas échéant, certaines fonctions importantes comme le langage, la mémoire ou la motricité pourraient être touchées. Après l’intervention, certains patients sont directement guéris, au sens où ils ne subissent plus de crises, mais beaucoup doivent quand même continuer à prendre des antiépileptiques. Une telle intervention reste peu pratiquée en France car elle nécessite une prise en charge multidisciplinaire intégrant des examens très poussés et de la chirurgie. Or ces conditions ne sont réunies que dans une poignée d’établissements.
Lorsque ce type d’intervention ne peut être réalisé, une deuxième solution peut être proposée, la stimulation du nerf vague. Le principe est de délivrer, grâce à l’implantation d’un petit boitier semblable à un pacemaker, une stimulation électrique au niveau du nerf vague, dont les ramifications vont jusqu’au cerveau. L’activité cérébrale est alors altérée, la fréquence et la sévérité des crises se trouvent alors diminuées. Cette opération, pratiquée seulement dans quelques centres, implique une anesthésie générale et plusieurs jours d’hospitalisation au cours desquelles le neurologue règlera l’intensité des stimulations. Elle guérit rarement les crises mais permet souvent d’améliorer la qualité de vie des patients.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 08 juillet 2009
Longtemps les personnes atteintes d’épilepsie ont été marginalisées et exclues de la société. Elles peuvent aujourd’hui vivre une vie presque normale tant au niveau professionnel que personnel.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 02 juillet 2009
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