Traiter l'allergie

S’il n’existe aucun traitement 100% efficace de l’allergie, certains permettent d’en atténuer les manifestations.

  • L’éviction des allergènes : cette solution, parfaite illustration de l’adage « mieux vaut prévenir que guérir », nécessite l’identification précise du ou des allergènes incriminés. Certains allergènes sont plus faciles à éviter que d’autres, notamment lorsqu’ils sont dits « domestiques » (acariens, phanères d’animaux, moisissures) alors que le pollen pose plus de problèmes. L’éviction des allergènes ne permet pas de soigner une maladie mais simplement d’en limiter plus ou moins les signes et d’éviter la prise de médicament.
  • Les médicaments : selon les manifestations de l’allergie, notamment asthme ou rhinite, on aura recours à des médicaments différents. Pour la rhinite allergique, le traitement pourra être local (corticoïdes locaux, anti-cholinergiques ou anti-dégranulants des mastocytes, ces derniers étant particulièrement efficaces chez l’enfant en préventif) ou général (anti-histaminiques ou corticoïdes en cure courte). Pour l’asthme, on utilisera, en fonction de sa gravité, des bronchodilatateurs à courte durée d’action ou des corticoïdes si votre médecin juge cela nécessaire.
  • Désensibilisation spécifique : également nommée immunothérapie, elle est réalisée pour les allergies aux acariens, aux pollens et à certaines moisissures. Ce traitement est soumis à de nombreuses règles et très encadré médicalement car il peut entraîner des complications et des crises d’asthme parfois sévères. Le principe est simple : on injecte des doses croissantes d’un allergénique standardisé jusqu’à atteindre une dose dite « d’entretien » qui sera renouvelée chaque mois pendant 3 ans. Depuis peu, des possibilités de désensibilisation moins « lourdes » par voie orale ou sub-linguale pour les cas de rhinite sont testées.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 juillet 2010