Harmonie Mutuelle

Le cœur



Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en France avec 180 000 décès par an. Pourtant, ces maladies peuvent souvent être évitées, grâce à une bonne hygiène de vie, ou guéries, grâce au progrès d’une chirurgie cardiaque de moins en moins invasive.

Le cœur, une pompe vitale

D’un point de vue anatomique, nous n’avons pas un cœur mais plutôt un cœur gauche et un cœur droit. Ces deux parties ont la même structure mais un rôle différent. Le cœur droit recueille le sang issu de toutes les parties du corps et le mène jusqu’aux poumons afin qu’il se charge en oxygène. Le cœur gauche prend la relève en récupérant le sang oxygéné venant des poumons et en l’envoyant dans toutes les parties du corps.

Ce phénomène se déroule en deux étapes successives. La diastole désigne le relâchement du cœur au cours duquel les oreillettes droites et gauches aspirent le sang. L’oreillette droite se gorge ainsi du sang vicié provenant de tout le corps via les veines caves inférieures et supérieures tandis que l’oreillette gauche se remplit du sang oxygéné issu du poumon via les veines pulmonaires. Survient alors la systole, ou contraction du cœur, qui permet à chaque oreillette d’expulser son contenu vers le ventricule correspondant après ouverture des valves « mitrale » à gauche, « tricuspide » à droite. Il existe ainsi 4 valves, sorte des petites portes hermétiques permettant d’éviter le refoulement du sang. Une fraction de secondes plus tard, la contraction atteint le ventricule qui éjecte le sang dans le corps par l’aorte (à gauche) ou dans le tronc pulmonaire (à droite) tandis que les valves mitrales et tricuspides se ferment et que les valves aortiques et pulmonaires s’ouvrent.
C’est ainsi qu’une simple anomalie au niveau d’un élément du cœur peut avoir de graves conséquences : rétrécissement des valves ou insuffisance de fermeture, malformation…


 Sources

- Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie, Anatomie du Cœur humain
- Réseau pédagogique de la faculté de Rennes
- Haute Autorité de Santé (HAS)
- Fédération française de Cardiologie, site et guide, examens en radiologie
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Jeudi 17 novembre 2011

Les principaux examens cardiologiques

  • l’exploration électrique : l’électrocardiogramme enregistre les impulsions électriques émises par le cœur, les analyse et peut ainsi déceler des maladies du muscle cardiaque ou des troubles du rythme. Cet examen est réalisé en dépistage, en bilan ou en urgence ;
  • l’imagerie du cœur : la radiographie du thorax (cœur et poumons) est un examen très courant qui permet de voir par transparence la forme et la taille du cœur, les poumons, les côtes et les clavicules. On l’utilise souvent en cas de gêne pulmonaire ou de douleur thoracique ;
  • l’échographie cardiaque : fonctionne sur le principe de la réflexion d’ultrasons envoyés dans le corps. Ces « échos » donnent une vision en temps réel et en mouvement de la circulation du sang dans les cavités cardiaques et les gros vaisseaux, des flux sanguins à l’intérieur du cœur, des fuites ou reflux au niveau des valves…

Il existe des techniques d’imageries plus sophistiquées comme le scanner et l’IRM mais leur utilisation répond à des situations très particulières du fait de leur coût élevé notamment.

  • les techniques invasives : elles nécessitent toutes l’introduction d’une petite sonde dans une veine ou une artère. La coronographie permet ainsi de visualiser les artères coronaires nourricières du muscle cardiaque et de repérer par exemple les rétrécissements de ces artères. L’angioplastie consiste en une coronographie suivie d’une dilatation de l’artère afin de la déboucher.

Enfin il existe des examens biologiques servant pour la plupart à surveiller l’efficacité d’un traitement ou à diagnostiquer des facteurs de risque cardiovasculaire (bilan lipidique pour le cholestérol par exemple).

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 31 mars 2009

Les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires

La plupart des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires sont bien connus et peuvent être classés dans trois catégories différentes.

  • les facteurs immuables : ce sont le sexe, l’âge et l’hérédité. On observe ainsi un accroissement des risques de maladies cardiovasculaires chez les hommes, chez les plus de 50 ans ainsi que chez les personnes ayant des prédispositions héréditaires à ce type de maladie ;
  • les facteurs de risque mineurs : ils sont nommés ainsi non pas parce qu’ils sont négligeables mais parce que leur incidence reste bien inférieure à celle des facteurs de risque dits « majeurs ». Il faut cependant savoir qu’ils peuvent se combiner entre eux, deux « mineurs » pouvant alors avoir des conséquences « majeures » ;
  • les facteurs de risque majeurs : un seul d’entre eux peut doubler le risque de maladie cardiovasculaire. Lorsqu’ils s’associent entre eux ou avec d’autres facteurs (mineurs ou immuables), celui-ci peut être multiplié par quatre, par quarante ou plus…Cette catégorie comprend l’hypertension artérielle, le tabac, le diabète et l’excès de graisse (cholestérol ou triglycérides).

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mercredi 30 septembre 2009

Les secrets d'un bon cœur

Si certains facteurs de risque de maladies cardiovasculaires sont immuables, on peut agir sur beaucoup d’autres. L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi qu’au moins 80 % des décès prématurés dus à des cardiopathies ou à des accidents vasculaires cérébraux (AVC) pourraient être évités.

  • le cœur sur l’assiette : deux principes pourraient résumer la base d’une bonne alimentation : variété et modération. Notre organisme a ainsi besoin de lipides (graisses), de protides (viandes…), de glucides (sucres…) mais également de vitamines, d’oligo-éléments, de minéraux, etc. Le seul moyen d’apporter tous ces éléments à notre corps consiste à varier notre alimentation. Cependant, si aucun aliment n’est mauvais en soi, certains doivent être consommés avec modération. Une bonne alimentation ne doit pas être trop riche en graisses, en sucres et en sel ;
  • un muscle à travailler : la liste des bienfaits de l’activité physique est longue, mais pour ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, il est possible d’en distinguer quelques-uns. Ainsi, elle favorise la dilatation des artères et leur approvisionnement en oxygène, améliore la gestion du sucre par les muscles et évite l’encrassement des artères. Enfin, il ne faut pas oublier que le cœur reste, malgré sa complexité et son importance, un muscle comme les autres qu’il faut donc entretenir et développer grâce à l’effort physique…Pas besoin pour autant de s’adonner au culturisme ou au marathon : un minimum de 30 minutes de marche quotidienne entraîne déjà de nombreux bienfaits ;
  • une vie consumée : le risque de maladie coronaire augmente avec le nombre quotidien de cigarettes : 10 cigarettes par jour multiplient par 2 le risque de crise cardiaque, 20 cigarettes par jour le multiplient par 3*. Des chiffres qui en disent long sur les ravages du tabagisme. Le tabac n’est pas pour autant une fatalité : il suffit parfois de quelques années pour qu’un ancien fumeur revienne au même pourcentage de risque qu’une personne n’ayant jamais fumé. Mais il n’est pas toujours simple d’arrêter de fumer, mieux vaut consulter un médecin ou un centre anti-tabac pour mettre toutes les chances de son côté.

De même que les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires peuvent s’associer pour former une véritable « bombe à retardement », quelques mesures de prévention peuvent agir sur de nombreux autres facteurs. Une alimentation équilibrée combinée à une activité physique régulière peut permettre de diminuer l’incidence de l’obésité, du diabète ou de l’hypertension artérielle.

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Mardi 14 mai 2013

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