La rhinite & l'asthme
La rhinite, alias rhume des foins
On estime que la rhinite allergique, ou « rhume des foins » lorsqu’elle est associée à une conjonctivite, touche 10 à 40% de la population, une incidence multipliée par 3 ou 4 en quelques décennies. Souvent associée à l’asthme (20% des rhinites), elle est assez rare avant la puberté et se développe généralement entre 15 et 30 ans.
Une rhinite allergique se manifeste le plus souvent par un écoulement nasal, des larmoiements, des démangeaisons au nez, aux yeux et au palais, des éternuements, une congestion nasale, une pression dans le nez et les joues, des cernes sous les yeux, l’altération du goût, de l’odorat et de l’acuité auditive (principalement chez les enfants). Lorsque ces symptômes durent plusieurs jours, on observe également de la fatigue, de l’irritabilité, des insomnies…
L’asthme, une maladie aux multiples déclencheurs
L’asthme est une maladie pulmonaire chronique qui se manifeste par une réaction excessive des bronches à certains facteurs déclencheurs. Celles-ci deviennent rouges et enflées, se remplissent de mucus puis se réduisent, sous l’effet de la contraction et du resserrement des muscles qui les entourent. Le passage d’air devient alors plus difficile, ce qui entrave le bon déroulement de la respiration et entraîne des symptômes, variables selon les personnes, mais dont les principaux sont la toux, une respiration sifflante, l’oppression thoracique (poids sur la poitrine) et l’essoufflement.
Si l’allergie représente un facteur déclencheur de l’asthme non négligeable (2 cas sur 3), il en existe bien d’autres comme les irritants (tabac, pollution, odeurs fortes), les microbes (infection virale), l’effort (endurance notamment), l’humidité, les émotions, certains médicaments (aspirine)…