Les allergies respiratoires


Les allergies respiratoires sont particulièrement répandues dans les pays développés. Elles constituent aujourd’hui un vrai problème de santé publique qu’il est parfois possible de prévenir.

Rhinite et asthme

La rhinite, alias rhume des foins

La rhinite allergique, ou « rhume des foins » lorsqu’elle est associée à une conjonctivite, est assez rare avant la puberté et se développe généralement entre 15 et 30 ans.

Une rhinite allergique se manifeste le plus souvent par un écoulement nasal, des larmoiements, des démangeaisons au nez, aux yeux et au palais, des éternuements, une congestion nasale, une pression dans le nez et les joues, des cernes sous les yeux, l’altération du goût, de l’odorat et de l’acuité auditive (principalement chez les enfants).

Lorsque ces symptômes durent plusieurs jours, on observe également de la fatigue, de l’irritabilité, des insomnies… L’asthme, une maladie aux multiples déclencheurs L’asthme est une maladie pulmonaire chronique qui se manifeste par une réaction excessive des bronches à certains facteurs déclencheurs. Celles-ci deviennent rouges et enflées, se remplissent de mucus puis se réduisent, sous l’effet de la contraction et du resserrement des muscles qui les entourent. Le passage d’air devient alors plus difficile, ce qui entrave le bon déroulement de la respiration et entraîne des symptômes, variables selon les personnes, mais dont les principaux sont la toux, une respiration sifflante, l’oppression thoracique (poids sur la poitrine) et l’essoufflement.

Si l’allergie représente un facteur déclencheur de l’asthme non négligeable, il en existe bien d’autres comme les irritants (tabac, pollution, odeurs fortes), les microbes (infection virale), l’effort (endurance notamment), l’humidité, les émotions, certains médicaments (aspirine)…

 

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Vendredi 09 décembre 2011

Les allergènes

Près de 400 allergènes sont recensés en France mais pour les allergies respiratoires, on distingue 4 principales catégories :
Le pollen : il provient de végétaux variables selon les saisons : arbres au printemps (fin avril et mai), herbe et mauvaises herbes à l’été (fin mai à mi-juillet), mauvaises herbes en automne (fin août aux premières gelées). La fleur est rarement à l’origine des allergies car son pollen est trop lourd pour flotter dans l’air…Chaque région dresse un calendrier pollinique permettant de connaître les lieux à risque et de les éviter lorsque la période est favorable à la propagation du pollen.

La moisissure : on la trouve dans les rideaux de douche, les moulures des fenêtres, les sous-sols humides, les troncs d’arbre en décomposition, le foin, les amas de compost et de feuilles.
Les phanères d’animaux : ce sont des peaux mortes et des poils d’animaux domestiques. On peut y être exposé lorsqu’on manipule un animal par exemple.

La poussière : elle contient notamment des acariens, insectes microscopiques qui s’infiltrent dans la literie, les matelas, les tapis et les meubles.

A la recherche de l’allergène

Le diagnostic d’allergie comporte un interrogatoire poussé, qui porte notamment sur les antécédents familiaux, un examen clinique et éventuellement un test sanguin fiable à 90-95% qui vise à identifier les signes d’une hypersensibilité à certains allergènes courants. En cas de test positif, le médecin mène un interrogatoire minutieux afin d’identifier le ou les allergènes responsables de la réaction observée. Parfois, la relation est évidente comme par exemple pour une personne présentant des signes d’allergie après chaque contact avec un chat. Lorsque le cas est particulièrement difficile à cerner, l’enquête peut se poursuivre par de nouveaux dosages sanguins, des tests de provocation…

 

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 juillet 2010

Traiter l'allergie

S’il n’existe aucun traitement 100% efficace de l’allergie, certains permettent d’en atténuer les manifestations.

  • L’éviction des allergènes : cette solution, parfaite illustration de l’adage « mieux vaut prévenir que guérir », nécessite l’identification précise du ou des allergènes incriminés. Certains allergènes sont plus faciles à éviter que d’autres, notamment lorsqu’ils sont dits « domestiques » (acariens, phanères d’animaux, moisissures) alors que le pollen pose plus de problèmes. L’éviction des allergènes ne permet pas de soigner une maladie mais simplement d’en limiter plus ou moins les signes et d’éviter la prise de médicament.
  • Les médicaments : selon les manifestations de l’allergie, notamment asthme ou rhinite, on aura recours à des médicaments différents. Pour la rhinite allergique, le traitement pourra être local (corticoïdes locaux, anti-cholinergiques ou anti-dégranulants des mastocytes, ces derniers étant particulièrement efficaces chez l’enfant en préventif) ou général (anti-histaminiques ou corticoïdes en cure courte). Pour l’asthme, on utilisera, en fonction de sa gravité, des bronchodilatateurs à courte durée d’action ou des corticoïdes si votre médecin juge cela nécessaire.
  • Désensibilisation spécifique : également nommée immunothérapie, elle est réalisée pour les allergies aux acariens, aux pollens et à certaines moisissures. Ce traitement est soumis à de nombreuses règles et très encadré médicalement car il peut entraîner des complications et des crises d’asthme parfois sévères. Le principe est simple : on injecte des doses croissantes d’un allergénique standardisé jusqu’à atteindre une dose dite « d’entretien » qui sera renouvelée chaque mois pendant 3 ans. Depuis peu, des possibilités de désensibilisation moins « lourdes » par voie orale ou sub-linguale pour les cas de rhinite sont testées.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 juillet 2010