Le zona

Le zona n’est pas à une maladie de peau, bien que souvent classée dans cette catégorie, mais une maladie infectieuse virale qui trouve son origine dans la réactivation du VZV (Varicella Zoster Virus), le virus de la varicelle.

A l’issue de cette dernière maladie, les quelques virus qui n’ont pas été détruits se cachent dans les ganglions nerveux. Lorsque notre système immunitaire se trouve affaibli par l’âge (le zona touche principalement les individus âgés de plus de 50 ans) ou une maladie (surtout le SIDA ou le cancer), il perd le contrôle du virus qui se réactive alors et provoque une réaction inflammatoire dans les ganglions et les nerfs. Sur la peau, et c’est pour cela qu’on considère le zona comme une maladie de peau, il apparaît sous formes de vésicules disposées en grappes qui disparaissent au bout de trois semaines en l’absence de traitement.

Ce ne sont pas ces lésions qui sont redoutées mais les éventuelles complications du zona, la principale étant la névralgie post-zostérienne. Elle est causée par la destruction, par le virus, du nerf sensitif, ce qui entraîne des douleurs un mois après la guérison des lésions. Ces manifestations sont de trois types :

- douleur constante, comme une sensation de brûlure
- douleur intermittente, comme une sensation de choc électrique
- douleur provoquée par un effleurement de la peau, à cause du frottement d’un vêtement par exemple.

Ces douleurs post-zostériennes posent un véritable problème thérapeutique car elles sont très difficiles, voire impossible à contrôler ou à arrêter. En effet, si un traitement anti-viral dès les premiers signes cliniques du zona peut apporter quelques soulagements, son efficacité sur les douleurs post-zostérienne est quasi nulle. Certaines études récentes semblent cependant avoir démontré l’efficacité d’un vaccin anti-zona qui pourrait offrir à l’avenir une solution intéressante.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mardi 31 janvier 2012