
Les maladies de peau sont rarement définies comme graves mais leurs conséquences psychologiques, affectives et esthétiques peuvent être importantes. Apprenez à reconnaître les plus fréquentes de ces maladies.
Cette maladie de peau existe sous plusieurs formes, les deux principales étant l’eczéma atopique et l’eczéma allergique de contact.
L’eczéma atopique (ou dermatite atopique), associé au rhume des foins et à l’asthme a des causes héréditaires tout en étant très fortement influencé par des facteurs environnementaux. L’adjectif « atopique » désigne en effet une sensibilité supplémentaire qui conduit l’organisme à produire des anticorps en réaction à certains allergènes comme les acariens, les plumes, le pollen, les poils de chats ou de chiens mais aussi les aliments comme le lait de vache, les œufs, les noix.
Cela se manifeste par un érythème (rougeurs) parfois associé à un œdème, d’éventuelles vésicules qui peuvent se rompre et suinter, des croûtes, une desquamation et une lichénification (épaississement) de la peau. En règle générale, ce type d’eczéma affecte les plus jeunes et s’estompe progressivement au cours de l’enfance. Mais il peut persister, ou réapparaître, et se compliquer à l’adolescence ou à l’âge adulte.
L’eczéma allergique de contact se manifeste quand une substance entre en contact avec la peau. Il est assez fréquent parmi les maladies professionnelles, notamment lorsque des substances particulières sont utilisées : métiers du bâtiment, de l’industrie et de la santé, horticulture, coiffure.
Il peut être déclenché par des cosmétiques (déodorant, crème), des vêtements (cuir, caoutchouc, nickel contenu dans les montres ou les boucles de ceinture), des particules dans l’air et des médicaments (soit par eux-mêmes, soit par réaction avec des UV). L’eczéma allergique de contact est peu courant chez les enfants.
Le traitement de l’eczéma débute d’une certaine manière par la prévention, surtout chez le nourrisson : éviter l’exposition au tabac, les textiles irritants (laine…), vacciner normalement, faire de l’exercice suivi d’une douche avec émollients (surtout après la piscine, à cause du chlore), éviter l’exposition aux animaux domestiques (s’ils sont identifiés comme allergènes), aux acariens domestiques, à l’humidité…On utilisera ensuite des émollients (crèmes hydratantes) afin de diminuer la sécheresse de la peau. En cas d’infection, un traitement antimicrobien peut être nécessaire. Enfin, des comprimés antihistaminiques sont parfois utilisés pour lutter contre les perturbations du sommeil causées par des démangeaisons.e…), vacciner normalement, faire de l’exercice suivi d’une douche avec émollients (surtout après la piscine, à cause du chlore), éviter l’exposition aux animaux domestiques (s’ils sont identifiés comme allergènes), aux acariens domestiques, à l’humidité…On utilisera ensuite des émollients (crèmes hydratantes) afin de diminuer la sécheresse de la peau. En cas d’infection, un traitement antimicrobien peut être nécessaire. Enfin, des comprimés antihistaminiques sont parfois utilisés pour lutter contre les perturbations du sommeil causées par des démangeaisons.
- Société française de dermatologie, site d’information dermato-info.fr
- Assurance Maladie – Ameli sante
- Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), fiche Virus Varicelle-Zona
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 01 août 2008
L’acné est sans doute la maladie de peau la plus fréquente puisqu’elle touche surtout des adolescents (acné juvénile) et se termine le plus souvent avant 25 ans. Elle dure généralement plusieurs années, en moyenne 4 à 6 ans mais elle peut persister à l’âge adulte, principalement chez les femmes (acné tardive).
Lors de la puberté, beaucoup d’hormones mâles sont produites, chez les garçons comme chez les filles, ce qui entraîne une augmentation de la production de sébum, responsable de la peau grasse qui constituera le terrain favorable au développement de l’acné. Celle-ci débute par l’obstruction du follicule pileux par une sorte de bouchon. Des bactéries (Propionibacterium acnes) se trouvent ainsi enfermées et causent alors une inflammation responsable de l’apparition de boutons. L’acné peut prendre différentes formes :
Dans la majorité des cas, les marques infligées par l’acné disparaissent au bout de plusieurs mois. Mais celles-ci restent parfois définitivement, elles peuvent alors être atténuées. Cela peut arriver lorsque l’acné n’est pas traitée efficacement ou lorsque la personne atteinte « triture » ses boutons.
C’est pourquoi il peut être nécessaire de consulter un dermatologue qui conseillera un traitement adapté aux caractéristiques de l’acné et du patient. En règle générale, le diagnostic d’acné en lui-même est assez simple, les personnes atteintes identifient d’ailleurs souvent eux-mêmes la maladie qui les affecte.
Le dermatologue dispose de nombreux moyens efficaces pour traiter l’acné. Pour les acnés légères ou modérées, on utilisera généralement les rétinoïdes, l’acide azélaïque (peu utilisé en France car non remboursé), les acides de fruits (sous forme de crème), le peroxyde de benzoyle (en savon, en crème ou en gel), les antibiotiques (à application locale ou par voie orale), le gluconate de zinc (dont l’efficacité, très modeste, le limite aux acnés légères). Pour les acnés sévères, on aura plutôt recours aux dermocorticoïdes, aux traitements par laser ou lampe, aux diodes électroluminescentes ou à l’isotrétinoine. Pour les femmes, on utilise fréquemment des traitements hormonaux qui permettent notamment de guérir l’acné tardive.
Avant de commencer un traitement, il faut éliminer les facteurs qui peuvent provoquer ou aggraver l'acné : exposition au soleil ou en cabine trois semaines avant, arrêt de la pilule trois mois avant, utilisation d’une nouvelle crème.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 01 août 2008
Le psoriasis est encore très méconnu du grand public comme des scientifiques. En effet, on ignore quelle en est la cause, même si l’on sait que cette maladie est liée à un facteur génétique et que 30% des malades ont un proche parent souffrant de psoriasis.
L’hérédité n’explique cependant pas tout, le psoriasis semble avoir besoin d’un élément déclencheur comme une maladie infectieuse (infection à la gorge à streptocoques ou VIH), un traumatisme cutanée (sur une cicatrice d’opération, une égratignure, un bouton de varicelle voire un coup de soleil), certaines substances (alcool, tabac, lithium, bêtabloquants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti-paludéens…) ou le stress. Mais les connaissances actuelles ne permettent pas encore d’affirmer avec certitude la responsabilité de ces déclencheurs.
Le psoriasis correspond à un renouvellement trop rapide des cellules de la peau. Alors que celui-ci prend normalement de 21 à 28 jours, il n’est plus que de 2 à 6 jours chez les personnes atteintes. Dans le cas d’un psoriasis en plaques, le plus répandu avec 80% des diagnostics, cela se manifeste par l’apparition de plaques rouges bien circonscrites et recouvertes de squames blanches rugueuses. Ces plaques apparaissent le plus souvent sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu et le bas de dos. On trouve également d’autres formes de psoriasis, plus ou moins courantes :
Il existe aussi deux formes de psoriasis très rares, le psoriasis érythrodermique et le psoriasis pustuleux.
Il n’y a aujourd’hui aucun traitement permettant de guérir le psoriasis mais certains produits peuvent réduire voire faire disparaître les plaques. On peut ainsi utiliser des émollients, qui hydratent et apaisent la peau tout en ramollissant les plaques, des stéroïdes à application locale en complément d’autres produits, des « analogues de la vitamine D » comme le calcipotriol et le tacalcitol, du coaltar, du tazarotène qui s’utilise uniquement sur les zones malades et du dithranol, un traitement efficace à utiliser avec précaution. Dans la plupart des cas, les personnes atteintes de psoriasis sont prises en charge par un médecin généraliste mais elles peuvent être orientées vers un dermatologue hospitalier si les symptômes sont graves ou les traitements sans effet.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 01 août 2008
Le zona n’est pas à une maladie de peau, bien que souvent classée dans cette catégorie, mais une maladie infectieuse virale qui trouve son origine dans la réactivation du VZV (Varicella Zoster Virus), le virus de la varicelle.
A l’issue de cette dernière maladie, les quelques virus qui n’ont pas été détruits se cachent dans les ganglions nerveux. Lorsque notre système immunitaire se trouve affaibli par l’âge (le zona touche principalement les individus âgés de plus de 50 ans) ou une maladie (surtout le SIDA ou le cancer), il perd le contrôle du virus qui se réactive alors et provoque une réaction inflammatoire dans les ganglions et les nerfs. Sur la peau, et c’est pour cela qu’on considère le zona comme une maladie de peau, il apparaît sous formes de vésicules disposées en grappes qui disparaissent au bout de trois semaines en l’absence de traitement.
Ce ne sont pas ces lésions qui sont redoutées mais les éventuelles complications du zona, la principale étant la névralgie post-zostérienne. Elle est causée par la destruction, par le virus, du nerf sensitif, ce qui entraîne des douleurs un mois après la guérison des lésions. Ces manifestations sont de trois types :
Ces douleurs post-zostériennes posent un véritable problème thérapeutique car elles sont très difficiles, voire impossible à contrôler ou à arrêter. En effet, si un traitement anti-viral dès les premiers signes cliniques du zona peut apporter quelques soulagements, son efficacité sur les douleurs post-zostérienne est quasi nulle. Certaines études récentes semblent cependant avoir démontré l’efficacité d’un vaccin anti-zona qui pourrait offrir à l’avenir une solution intéressante.
Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 01 août 2008
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