Harmonie Mutuelle

Le stress



Le stress se décline en 3 phases : l’alerte (ou alarme), l’adaptation (ou résistance), l’épuisement. Dans un premier temps, l’organisme subit une agression menaçant son équilibre, il se met alors en éveil, en état d’affronter la situation. Dans un deuxième temps, si l’agression perdure, il met en place les ressources nécessaires pour y répondre. Au cours de ces deux premières phases, le stress est positif, au sens où il stimule et incite à se dépasser. C’est ce qui nous permet de faire face aux événements positifs ou négatifs de notre vie. Lorsqu’une personne est soumise à un stress intense ou continu, elle peut être à court de réserves, c’est alors que survient la phase d’épuisement et que le stress devient dangereux pour l’organisme.

Des manifestations très variées

Chaque personne réagit différemment au stress mais un certain nombre de manifestations peuvent être identifiés, des plus naturels (comme l’accélération du rythme cardiaque) aux plus préoccupantes (dépression…).

  • physiologiques : accélération du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, de la tension musculaire, augmentation de la pression artérielle, transpiration inhabituelle (aisselles, front, mains), apparition de rougeurs (visage, cou) ou à l’opposé, pâleur inhabituelle, sensation de bouche sèche, de malaise, de vertige, de sensibilité augmentée au bruit ou à la lumière… ;
  • psychologiques : irritabilité, susceptibilité, tristesse, mélancolie, difficultés de concentration et de mémorisation, indécision, baisse de confiance en soi, démotivation, rumination voire anxiété et dépression ;
  • comportementales : attitudes d’inhibition (repli sur soi, isolement), difficultés dans les relations sociales, agressivité, agitation, hyperactivité, tics, troubles du comportement alimentaire, comportements addictifs ou compulsifs (consommation accrue de nourriture, de tabac, d’alcool, de médicaments, de café ou encore de drogues…)

Sources

- Association canadienne pour la santé mentale
- Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail
- Agence de la santé publique du Canada
- Guide stress SPHERIA Val de France

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 09 décembre 2011

Causes et conséquences


Les agents provocateurs

Le phénomène de stress est complexe et vaste, c’est pourquoi il est difficile d’en définir les causes exactes. La littérature sur le sujet propose toutes sortes de classement mais aucun ne peut être considéré comme totalement exhaustif et pertinent. On s’accorde cependant à distinguer deux sortes de stresseurs, les agents provocateurs du stress : les stresseurs aigus et les stresseurs chroniques.

Dans la première catégorie, on trouve les tracas de la vie quotidienne comme une panne de voiture, un embouteillage, le fait d’oublier un objet dont on a besoin, une critique d’apparence anodine. Si chacun de ces stresseurs n’est pas grave en soi, ils s’accumulent et augmentent ainsi le risque de stress, même si la plupart peuvent être contrôlés.

Parfois classés dans les stresseurs aigus, les événements ponctuels graves (décès, accident) ou heureux (mariage, naissance) ont un impact fort mais ils sont plus facilement identifiables et leur survenue peut être mieux gérée car plus ou moins attendue.

Enfin, les stresseurs chroniques sont présents dans notre environnement de manière durable. Il peut s’agir d’un conflit familial, d’une maladie (cancer, diabète), d’un bruit (travaux, passage d’un train à proximité, enfants du voisin), de conditions de travail pénibles (bureau trop petit, mauvaises relations avec des collègues ou un supérieur, risque physique omniprésent, rythme imposé…). Ce type de stresseur est particulièrement dangereux car il met perpétuellement à l’épreuve la personne, contrairement à certains stresseurs aigus qui peuvent être atténués par le sport, une discussion…

Un terrain dégagé pour les maladies

Le stress n’est pas une maladie et il n’en provoque pas directement. En revanche, il offre à celle-ci un terrain favorable pour se développer, notamment en fatiguant l’organisme. C’est sans doute le premier des symptômes car le stress consomme une quantité d’énergie phénoménale. Par la suite, plusieurs troubles peuvent apparaître, du plus anodin au plus grave : migraines, troubles de l’appétit, baisse de la libido, douleurs musculaires (dos, épaules, cervicales, membres) ou abdominales (« boule au ventre »), problèmes respiratoires (asthme), dermatologiques (psoriasis, eczéma, zona, herpès), troubles du sommeil (insomnie ou au contraire, hypersomnie), affections de l’appareil digestif (aérophagie, colites).

Auteur(s) : Clément GILBERT, journaliste
Dernière modification : Vendredi 09 décembre 2011