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L’Education Nationale en repérage

 

C’est au sein de l’école, principal lieu de manifestation des dys, que la détection des dys doit être développée. Les professeurs, en contact avec l’enfant au quotidien, doivent être formés afin d’être capables de repérer ces troubles. A l’initiative du Centre de ressources créé en 1998, un groupe de travail a produit en 2005 une plaquette d’information destinée à tous les enseignants du primaire et du secondaire. On y trouve des informations sur la dyslexie et la dysphasie ainsi que des conseils pour mieux les appréhender. Il s’agit d’adapter son message, par exemple en attirant l’attention de l’enfant avec le « je » et le « tu » ou en évitant de donner trop de consignes en même temps, mais aussi d’organiser matériellement la classe, en plaçant notamment l’enfant face à l’enseignant.

Par ailleurs, deux bilans sont réalisés au cours de la scolarité d’un enfant. Le premier est effectué par les médecins et infirmières du PMI (Protection maternelle et infantile) au sein des écoles maternelles, dans la quatrième année de l’enfant. Il examine le langage oral, le développement physique et sensoriel, le comportement, l’orientation temporo-spatiale et la coordination motrice de l’enfant. Ce premier bilan permet de détecter certains dys (dysphasie et dyspraxie) mais il a lieu avant que les bases du langage écrit ne soient posées, il ne peut donc pas mettre en évidence une dyslexie par exemple.

Deux ans plus tard, un bilan de sixième année (visite d’admission à l’école élémentaire) est réalisé par les médecins et infirmières scolaires en concertation avec les enseignants, les psychologues scolaires, les professionnels de soins et les familles. Dans deux circulaires de l’éducation nationale, il est précisé qu’une « attention sera portée au repérage précoce, dès le début de la grande section maternelle, des signes pouvant entraîner des difficultés ultérieures d’apprentissage, afin qu’un réel suivi puisse être mis en place avant le passage au cours préparatoire ».

On examine ainsi le développement social, psycho-affectif, psychomoteur, somatique et cognitif. Par ailleurs, des informations sur le comportement de l’enfant en classe, sa capacité d’attention, sa compréhension des consignes, son expression spontanée ou en réponse à une sollicitation, ses capacités de compréhension seront rapportés par l’enseignant via un questionnaire. Les parents assistent à la visite et peuvent alors apporter des informations utiles.