Les causes d’intolérance alimentaire
• L’intolérance au lactose : le lactose est le sucre du lait, normalement digéré par une enzyme, la lactase. Si celle-ci est en faible quantité, le lactose s’accumule, passe par le gros intestin, fermente et entraîne des flatulences, des douleurs et de la diarrhée. 70% de la population mondiale ne produit pas assez de lactase contre 5% en Europe. La plupart des personnes intolérantes peuvent consommer un verre de lait, un fromage à pâte dure ou un yaourt sans aucun problème.
• L’intolérance au gluten : Cette protéine présente dans le seigle, l’orge, le froment, l’avoine et l’épeautre n’est plus tolérée par l’organisme. Une consommation régulière de gluten peut faire perdre à l’intestin sa capacité à absorber les nutriments essentiels. Les symptômes sont la diarrhée, la perte de poids, la faiblesse, l’irritabilité et les crampes abdominales. L’exclusion du gluten de l’alimentation est souvent la seule solution.
Diagnostiquer une allergie ou une intolérance
Les symptômes d’une allergie ou d’une intolérance alimentaire peuvent être reliés à d’autres maladies. Plusieurs tests sont donc nécessaires avant tout diagnostic. Le médecin oriente le patient vers un diététicien ou un allergologue après avoir vérifié que les symptômes ne relèvent pas d’un autre phénomène.
Les tests commencent par l’examen de l’histoire familiale qui joue un rôle primordial dans l’identification des allergies alimentaires. Des enfants ayant un parent allergique ont deux fois plus de chances de développer une allergie alimentaire que les autres. Cette hérédité de l’allergie permet de la détecter très tôt.
Le spécialiste pourra ensuite utiliser divers méthodes de détection :
• Test cutané : il n’est pas fiable à 100%. On place sur la peau un aliment spécifique puis on observe les éventuelles réactions de démangeaison ou de gonflement.
• Régime d’exclusion : un ou plusieurs aliments suspects sont bannis pendant deux semaines. Si les symptômes disparaissent au cours de cette période, ces aliments sont réintroduits dans l’alimentation d’abord à faible dose puis progressivement jusqu’à dose normale.
• Test RAST (RadioAllergoSorbent) : on prélève un peu de sang du patient pour le mixer avec des petits extraits d’aliments. En cas d’allergie, des anticorps aisément identifiables sont produits.
• Epreuve de provocation en double aveugle, contrôlée par placebo : un allergène suspect est placé dans un comprimé ou caché dans un aliment et donné au patient dans des conditions cliniques très strictes. Ce test permet à l’allergologue d’identifier les aliments et les composés causant les effets secondaires.