L'allergie alimentaire


Un tiers des français pensent souffrir d’une allergie alimentaire, mais le chiffre réel est bien en-deçà, entre 2 et 8%. Il existe en effet une confusion répandue entre Allergie alimentaire et intolérance, doublée d’une querelle sur le mode d’estimation de ces maladies.

Les allergènes

Beaucoup d’aliments peuvent provoquer des allergies mais ils ne sont qu’une poignée à l’origine de la majorité des réactions. Ils diffèrent en fonction de plusieurs critères dont l’âge. Ainsi, des études ont attribué la plupart des allergies de l’enfance à des allergènes de source animal (53% des cas) tandis que 84% des réactions chez l’adulte ont une origine végétale.

Le Centre d’Investigations Cliniques et Biologiques en Allergologie Alimentaire (CICBAA) a déterminé les particularités françaises de l’allergie alimentaire.

Si les principaux allergènes sont bien identifiés, les experts ont noté la montée de nouveaux allergènes, comme les épices, la moutarde, les fruits exotiques, les graines de sésame et de tournesol…Certains de ces aliments sont de plus en plus utilisés comme additifs et/ou auxiliaires de fabrication, difficilement identifiables sur les étiquettes des produits. L’union européenne travaille actuellement sur de nouvelles recommandations d’étiquetage des allergènes.

 

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 Juillet 2010

L'intolérance alimentaire

  • L’intolérance au lactose : le lactose est le sucre du lait, normalement digéré par une enzyme, la lactase. Si celle-ci est en faible quantité, le lactose s’accumule, passe par le gros intestin, fermente et entraîne des flatulences, des douleurs et de la diarrhée. 70% de la population mondiale ne produit pas assez de lactase contre 5% en Europe. La plupart des personnes intolérantes peuvent consommer un verre de lait, un fromage à pâte dure ou un yaourt sans aucun problème.
  • L’intolérance au gluten : Cette protéine présente dans le seigle, l’orge, le froment, l’avoine et l’épeautre n’est plus tolérée par l’organisme. Une consommation régulière de gluten peut faire perdre à l’intestin sa capacité à absorber les nutriments essentiels. Les symptômes sont la diarrhée, la perte de poids, la faiblesse, l’irritabilité et les crampes abdominales. L’exclusion du gluten de l’alimentation est souvent la seule solution.
Diagnostiquer une allergie ou une intolérance

Les symptômes d’une allergie ou d’une intolérance alimentaire peuvent être reliés à d’autres maladies. Plusieurs tests sont donc nécessaires avant tout diagnostic. Le médecin oriente le patient vers un diététicien ou un allergologue après avoir vérifié que les symptômes ne relèvent pas d’un autre phénomène.

Les tests commencent par l’examen de l’histoire familiale qui joue un rôle primordial dans l’identification des allergies alimentaires. Des enfants ayant un parent allergique ont deux fois plus de chances de développer une allergie alimentaire que les autres. Cette hérédité de l’allergie permet de la détecter très tôt.

Le spécialiste pourra ensuite utiliser divers méthodes de détection :


  • Test cutané : il n’est pas fiable à 100%. On place sur la peau un aliment spécifique puis on observe les éventuelles réactions de démangeaison ou de gonflement.
  • Régime d’exclusion : un ou plusieurs aliments suspects sont bannis pendant deux semaines. Si les symptômes disparaissent au cours de cette période, ces aliments sont réintroduits dans l’alimentation d’abord à faible dose puis progressivement jusqu’à dose normale.
  • Test RAST (RadioAllergoSorbent) : on prélève un peu de sang du patient pour le mixer avec des petits extraits d’aliments. En cas d’allergie, des anticorps aisément identifiables sont produits.
  • Epreuve de provocation en double aveugle, contrôlée par placebo : un allergène suspect est placé dans un comprimé ou caché dans un aliment et donné au patient dans des conditions cliniques très strictes. Ce test permet à l’allergologue d’identifier les aliments et les composés causant les effets secondaires.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 Juillet 2010

Prévenir une allergie

La seule manière de prévenir l’allergie est d’éliminer l’allergène identifié de l’alimentation. Lorsqu’une intolérance alimentaire est diagnostiquée, il suffit parfois de diminuer les portions de l’aliment incriminé pour éviter les symptômes. 

Une bonne connaissance des aliments nuisibles et une lecture attentive de l’étiquetage alimentaire contribuent à la prévention de l’allergie. Un diagnostic d’allergie alimentaire ne signifie pas une vie de restriction, il peut vous encourager à prendre, ou reprendre, le chemin de la cuisine. En préparant vous-même vos repas, à déguster entre amis, vous éviterez les mauvaises surprises. Et lorsque vous mangez à l’extérieur, n’hésitez pas à expliquer votre problème et à vous renseigner sur les ingrédients et le mode de cuisson des plats, l’allergénicité d’un aliment pouvant être réduite par la chaleur. Enfin, n’hésitez jamais à consulter un diététicien qui vous aidera à mettre en place un régime d’exclusion ou à trouver des aliments de substitution.

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 Juillet 2010

Définition

L’allergie est une forme d’intolérance alimentaire qui, au contraire de cette dernière, active le système immunitaire. On nomme allergène la substance responsable de cette réaction. Elle n’est pas dangereuse en soi, à la différence des virus, bactéries ou parasites, mais le système immunitaire la perçoit ainsi et libère des anticorps. Ceux-ci relâchent d’autres molécules (l’histamine) qui entraînent des troubles variés : nez qui coule, éternuements, démangeaisons, toux.

 

Auteur : Clément GILBERT, journaliste SPHERIA Val de France
Dernière modification : Mercredi 07 Juillet 2010