La gym des neurones
Le cerveau a beau être le siège de l’intellect, il est également un « muscle » qu’il est nécessaire de développer et d’entretenir. Comme toute organisation, la mémoire doit pouvoir compter sur des éléments solides pour la logistique. Votre mémoire est en tenue ? C’est parti…
Petite mais « costaude »
En terme de durée de conservation, votre mémoire à court-terme semble bien insignifiante comparée à la mémoire à long terme. Et pourtant, sans cette « zone de transit », notre grand entrepôt mémoriel serait bien mal rangé. C’est pourquoi cette mémoire d’accueil doit être une unité organisée et performante.
- Faire vite : Dans la mémoire à court-terme, une information ne survit que quelques dizaines de secondes. Ne laissez pas passer trop de temps entre la mémorisation d’une information et l’utilisation de celle-ci.
- Répéter : Si vous souhaitez augmenter de quelques dizaines de secondes le délai de conservation, répétez mentalement ou à haute-voix l’information.
- Le chiffre 7 : notre mémoire à court-terme ne fonctionne bien que lorsque le nombre d’informations à retenir ne dépasse pas le chiffre 7 (plus ou moins 2 selon les personnes). Inutile donc d’essayer d’apprendre la liste des courses hebdomadaires par cœur…
- Regrouper : Si vous avez plus de 7 informations à retenir, prenez l’habitude de regrouper, notamment par paire. Vous mémoriserez plus sûrement 02 38 78… que 0 2 3 8 7 8…
- Ecoutez : Quelle que soit la personne, la mémoire à court-terme est auditive. N’hésitez pas à répéter à haute-voix les informations ou à vous dire ce que vous devez faire.
- Concentrez-vous : La mémoire a court-terme est facilement distraite, aussi mieux vaut éviter les éléments parasites : télé, radio, bruits de la rue…
Créer du sens mémoriel
Chaque jour, notre mémoire effectue un travail de sélection draconien parmi la multitude d’informations qui nous parviennent. C’est ainsi que certains éléments sont automatiquement refusés à la porte de la mémoire à long terme, notamment ceux qui semblent moins porteurs de sens. Par exemple, vous retenez rarement les numéros de téléphone qui vous sont communiqués dans la journée, dans le cadre de votre activité professionnelle. Mais supposons qu’un ou une bel(le) inconnu(e) croisé(e) dans la rue vous susurre son numéro de téléphone avant de disparaître comme par magie alors que vous n’avez pas votre téléphone portable ou un bout de papier à proximité : vous ferez alors un effort tout particulier pour retenir l’information, vous donnerez du sens à cette suite de chiffre en y associant l’image de cette rencontre…vous aurez donc traité, visualisé et classé ce numéro dans la mémoire à long terme…Mais lorsque vous n’avez que peu d’éléments auxquels raccrocher cette information, vous élaborez des artifices pour la retenir : associations d’idées, phrases étranges, jeux de mots, codages personnels seront vos outils, vos moyens mnémotechniques. On se souvient tous, des années après notre scolarité, de cette question énigmatique et pour tout dire sans réponse « mais où est donc Ornicar ». Alors si vous tenez vraiment à retenir votre liste de courses, inventez une histoire de poireau amoureux d’une betterave qui vit dans un chou près d’une autoroute en tranches de jambon…