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Seul ou en groupe

À l'hôpital de Saint-Nazaire, par exemple, en plus des sevrages individuels proposés par le Centre d'Examens de Santé de la CPAM, des sevrages de groupes sont organisés sept à huit fois par an. 15 à 20 personnes y participent, à raison de deux heures par jour pendant une semaine et un mois de substituts nicotiniques gratuits est proposé.

Une sixième séance est organisée la semaine suivante, afin de voir si le cap du 1er week-end sans tabac s'est bien passé et comment s'est déroulée la gestion du manque. Les participants sont ensuite régulièrement recontactés par téléphone un mois après, par courriers dans l'année qui suit. "Après le sevrage, deux rendez-vous sont possibles avec notre diététicienne, mais nous conseillons aux gens d'attendre trois ou quatre mois avant de la rencontrer car tout vouloir gérer en même temps peut entraver le processus d'arrêt", précise Carmen Gaziano.

Au dispensaire, l'équipe propose plus spécialement une aide individuelle. "Après une première réunion d'informations (qui a lieu une fois par mois), la personne décidée à arrêter prend un rendez-vous avec un ou plusieurs membres de l'équipe", explique Pascale Huguet. Ces consultations et entretiens durent en moyenne trois quart d'heure et l'on y travaille à partir des motivations, déterminantes quel que soit le type de sevrage. Malgré un désir fort d'arrêt une personne peut continuer à fumer. Dans ce cas, l'équipe du dispensaire accompagne tout de même ces personnes et nous travaillons alors sur la culpabilité à fumer, les contradictions, les freins, les appréhensions…

Bien qu'il soit licite, le tabac est une drogue et il n'est pas si simple de s'en défaire. Sans substituts nicotiniques, les effets physiques du manque se font sentir plusieurs semaines. Une fois sevré, il peut être difficile de dire qu'on ne refumera jamais."Certains y arrivent, d'autres reprennent, d'autres encore veulent simplement diminuer leur consommation de cigarette, tous veulent reprendre le contrôle de leur santé et des petits matins frais, rayer de leur vie les "clous de cercueil" comme disait l'acteur Humphrey Bogart, mort d'un cancer des poumons à 58 ans.