Le sport, allié du diabétique
La pratique d'un exercice physique régulier est l'alliée du diabétique, quel que soit son âge, comme le prouve l'initiative originale menée par le Dr. Bernard Cirette, responsable de l'unité diabétologie-nutrition, au centre hospitalier de Nevers.
Le Dr. Cirette, épaulé par deux infirmières et une diététicienne, a emmené en juillet dernier huit adolescents diabétiques passer une semaine dans les montagnes de l'Atlas marocain.
Ces jeunes, garçons et filles, ont effectué 6 à 8 heures de marche par jour, avec des dénivelés de 500 à 1000 mètres, sous des températures variant de 25 à 35°. Ils ont aussi profité de leur séjour pour offrir du matériel médical à l'hôpital de Marrakech et rencontrer de jeunes Marocains diabétiques, qui ne bénéficient pas de conditions optimales de prise en charge de leur maladie…
Au cours de ce raid (le 6ème du genre organisé par le Dr. Cirette, qui a notamment permis à de jeunes diabétiques d'escalader le Mont Blanc en 1999 et le Mont Toubkal - 4167 mètres - au Maroc en 2000), les adolescents ont appris à adapter leur alimentation et leurs doses d'insuline à un effort physique soutenu et dans des conditions pas toujours idéales.
Ils se sont également prouvé qu'ils étaient capables d'accomplir un effort physique d'endurance, de longue haleine, que des non diabétiques ne feraient pas, insiste le Dr Cirette. Cette expérience leur a permis de se revaloriser, de retrouver la confiance en eux, l'estime d'eux-mêmes et l'envie de se battre "
L'ambition de cette opération est de démontrer que le diabète n'est pas une maladie handicapante, qui pose des interdits insurmontables, à condition d'accepter certaines contraintes d'hygiène de vie et de suivi thérapeutique, explique le Dr. Cirette. On peut pratiquer tous les sports en étant diabétique, à l'exception de la plongée sous-marine en scaphandre, à condition de bien se connaître. Le rôle du médecin n'est pas de mettre des barrières, mais de faciliter l'existence du diabétique en l'aidant à s'éduquer, à adapter son comportement à sa maladie. Ce n'est pas parce que l'on est diabétique qu'il faut renoncer à une vie qui ait du sens et du goût. "