Donner de son vivant
Seuls 6% des prélèvements sont réalisés chez des donneurs vivants.
En effet, une telle intervention dépend bien sûr de l’organe greffé (tissus, rein et plus rarement partie de foie ou de poumon) mais également de l’état de santé du donneur et de son lien avec le demandeur.
Le donneur doit ainsi passer un bilan médical complet (examens cliniques, biologiques, radiologiques et évaluation psychologique) prescrit par un médecin de l’équipe médico-chirurgicale de greffe. A l’issue de ce bilan très strict, le donneur doit obtenir l’autorisation d’un comité scientifique indépendant, sauf s’il est le père ou la mère du demandeur.
Ce comité se compose de trois médecins, un psychologue et une personne spécialisée dans les sciences humaines. Ces 5 personnes ont pour mission « d’apprécier la justification médicale de l’opération, les risques que celle-ci est susceptible d’entraîner pour le donneur ainsi que ses conséquences prévisibles sur les plans physique et psychologique ».
Ce n’est qu’une fois l’autorisation de ce comité donnée que la procédure de don d’organe peut être lancée. Cependant, il ne s’agit aucunement d’un engagement de la part du donneur, celui-ci est libre de révoquer sa décision quand il le souhaite, conformément aux exigences de la loi bioéthique. Celle-ci prévoit également un suivi de l’état de santé des donneurs vivants via un registre dans lesquels sont compilées toutes les données les concernant à court et long terme.