Une question délicate
Avez-vous déjà parlé à vos parents, à vos enfants ou à vos petits-enfants de votre position quant au don d’organe ? Comme beaucoup de Français, vous répondrez peut-être non.
En effet, la question reste délicate à aborder, notamment parce qu’elle touche à des domaines tabous tels que la mort et le corps humain. Pourtant, la carte de donneur n’empêche pas la famille d’un défunt d’être consultée par un médecin, lorsque le don d’organes est possible.
Si délicate que soit la question, il est donc nécessaire d’établir un dialogue autour de cette question afin que chacun puisse, en cas de malheur, connaître et exprimer la volonté du défunt.
Certaines occasions sont propices à l’ouverture du dialogue : l’existence d’une personne malade dans nos connaissances, une émission de télévision ou un article sur le thème…Les questions graves sont rarement évoquées en famille, mais plus simplement au cours d’une conversation avec un parent, un copain, un frère ou une sœur.
Lorsque ce dialogue naît, rien ne sert de philosopher au risque de rendre abstrait le don d’organes, mieux vaut évoquer cette vie que l’on transmet à quelqu’un d’autre. Tout simplement…