Saccharose contre édulcorants intenses
Imaginons le duel : d’un côté, le saccharose, «la terreur des dents», et de l’autre côté, l’aspartam, champion des édulcorants, des régimes efficaces et du haut-pouvoir sucrant.
Un tel affrontement tournerait certainement à l’avantage du deuxième, si seulement sa réputation était amplement justifiée. L’aspartam est en effet le plus populaire des édulcorants mais sa réelle efficacité dans le cadre d’un régime n’a jamais été démontrée. De plus, alors que les produits industriels en contiennent de plus en plus souvent, les statistiques sur l’obésité en France s’affolent.
Elles ne sont pas les seules : de nombreuses voix s’élèvent contre ce produit, censé être responsable de la plupart des maux affectant l’être humain, le cancer en tête. Cependant, aucune étude sérieuse n’a démontré jusqu’ici le caractère supposé cancérigène de l’aspartam. De fait, l’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) et le comité scientifique pour l’alimentation humaine de l’union européenne ont conclu à l’innocuité (absence de toxicité) de l’aspartam mais ont mis les consommateurs en garde contre une hypersensibilité à ce produit pouvant occasionner des troubles chez les femmes enceintes ou les jeunes enfants (moins de 3 ans).
En définitive, il n’existe aucune preuve incontestable de la supériorité de l’aspartam sur le sucre. On peut bien sûr reprocher à celui-ci son caractère cariogène (qui donne des caries) mais rien ne résiste à une bonne hygiène bucco-dentaire. Et les édulcorants de leur côté peuvent se voir reprocher un manque de goût par rapport au « vrai » sucre. Le vainqueur du duel édulcorant intense-sucre dépendra donc du choix personnel de chacun.