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Le sucre mis en morceaux 

Le sucre mis en morceaux

Vous êtes son « canard en sucre » ? Prenez garde : au rythme où vont les choses, ce surnom pourrait devenir un reproche. Chaque jour, on casse du sucre sur le dos…du sucre. Accusé de faire grossir, de favoriser le diabète, il est aujourd’hui largement supplanté par son très très lointain cousin l’aspartam, à son tour décrié.

Le sucre et ses substituts (édulcorants, stévia…) figurent en bonne place dans les grands débats nutritionnels actuels. Entre les tenants du zéro sucre, les lobbys du sucre, la surabondance de sucre ou d’aspartam dans les produits industriels, les régimes et le diabète, il y a de quoi en perdre son latin. Une vérité s’impose : une alimentation équilibrée doit comporter 15% de protéines, 30% de lipides et 55% de glucides.

Deux types de glucides

 Les glucides se divisent en deux catégories : d’un côté les glucides simples regroupant le saccharose (le sucre commercial issu de la betterave ou de la canne à sucre), le glucose et le fructose, de l’autre côté les glucides complexes comprenant l’amidon et les fibres (ces deux substances sont présentes dans les féculents type pâtes, riz, pommes de terre). On a longtemps accolé le terme « sucre rapide » au glucide simple et « sucre lent » au glucide complexe. En réalité, certains glucides simples, comme le fructose, sont des sucres lents.

Le moteur de l’organisme

 Quel que soit le type de glucide absorbé, notre corps en extrait du glucose. Le glucose est le premier pourvoyeur d’énergie de notre organisme, il est donc essentiel à toute activité physique ou intellectuelle. Selon qu’il est issu de sucres simples ou complexes, il n’aura pas le même mode d’action. C’est pourquoi la consommation totale recommandée de glucide doit comporter 10% de glucides simples.

Avec ou sans sucre ?

 Le terme « sucre » tend à semer le trouble puisqu’il désigne aussi bien tous les glucides (simples ou complexes) qu’un type de glucide simple issu de la saccharose (sucre de betterave, de canne…). Lorsque qu’on évoque le caractère supposé nocif du sucre, on se situe dans la deuxième acception du mot : la cible réelle est alors le sucre dit « de table ». A la question « faut-il absolument en consommer ?», la réponse serait « non » si seulement nos habitudes alimentaires étaient conformes aux recommandations nutritionnelles, ce qui n’est pas souvent le cas. En effet, nos besoins en sucre simple pourraient être comblés, à condition de manger 5 à 10 fruits et légumes par jour.

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